Mon bilan en matière de sécurité

En matière de sécurité, c’est un important chantier qui s’est présenté à moi au début de ma législature. Des défis passionnants pour assurer à la population un environnement sûr et des premiers secours de qualité. Plusieurs réformes majeures ont été entreprises qui ont nécessité un engagement sans faille du personnel municipal mais aussi une grande flexibilité de sa part.


Incendie et secours

Le SIS a pour mission d’assurer à tout moment la sécurité de la population en cas de feu, de catastrophe naturelle mais également pour des incidents plus mineurs impliquant notamment des animaux.

Durant les deux premières années de mon mandat, j’ai entrepris plusieurs réformes, notamment pour clarifier et renforcer les missions de deux corps essentiels à la protection de la population : la protection civile et les sapeurs-pompiers volontaires.
Aujourd’hui, la configuration urbaine du canton de Genève étant amenée à changer considérablement, une véritable réflexion a été lancée avec l’Aéroport international de Genève et l’Association des Communes Genevoises. La volonté est d’adapter le dispositif actuel aux réalités du terrain tout en rationalisant le fonctionnement des différentes casernes du canton. C’est sous le nom de ConvergenceS, que le projet a été lancé pour qu’à moyen terme le SIS fusionne avec le Service de sécurité de l’Aéroport (SSA), afin de créer un seul corps de sapeurs-pompiers professionnels sur le canton de Genève.

Au-delà de leur activité quotidienne, les sapeurs-pompiers font preuve d’une grande créativité. Ils l’ont tout d’abord montré à travers leur clip 118 Projec’t, qui a permis de faire parler de Genève à travers le monde entier. Plus récemment, c’est sur les questions de sécurité routière qu’ils ont souhaité s’exprimer avec le clip dénommé Crash ta Vie. Une manière originale, certainement plus choc que les campagnes traditionnelles, qui a permis aux pompiers de parler d’un fléau auquel ils sont trop régulièrement confrontés.

« Crash ta vie », un clip de prévention routière.:


Police municipale

Le 20 février 2009, le Grand Conseil a approuvé la Loi sur les agents de la Police municipale (APM). Cette référence légale qui légitime définitivement la fonction de Police municipale, permet de distinguer clairement les APM (s’agissant de ses domaines d’intervention et prérogatives) des autres corps constitués du Canton. Elle confère de nouvelles compétences aux agents, consacrant notamment le concept de police de proximité.

Grâce à ce nouveau dispositif légal, les corps uniformés municipaux disposent de plus larges capacités d’agir, d’un uniforme identique dans toutes les communes et d’une formation unique de six mois, dispensée par la Ville de Genève en lien direct avec la Gendarmerie cantonale. De plus, des moyens de défense complémentaires leur permettent d’accomplir leur mission au mieux, tout en préservant leur propre sécurité dans un environnement urbain parfois difficile.

En tant que premiers interlocuteurs de terrain en matière de police, les agents de la Police municipale doivent être disponibles, accessibles et implantés au cœur des quartiers. La présence physique de nombreux postes de proximité permettra à la Police municipale de devenir un pôle essentiel de renseignements, d’orientation et de services.

Les agents de la Police municipale ne sont pas les seuls acteurs de la sécurité de proximité. Plusieurs intervenants publics municipaux (gestionnaires du domaine public, unités d’action communautaire, travailleurs sociaux hors murs, agents de la voirie, concierges, etc.) mais aussi cantonaux (gendarmes, enseignants, etc.) voire privés (régisseurs, commerçants, etc.) sont directement concernés et impliqués dans leur action. Dans le cadre de grands événements comme pour des opérations bien ciblées, les corps de Police municipale collaborent directement avec les services de la Police cantonale, dans un esprit de coopération.

A la fin de l’année 2010, une vaste campagne de communication a permis de présenter la nouvelle Police municipale à la population. Associée à la campagne de recrutement destinée à trouver les 25 nouveaux agents nécessaires pour une meilleure sécurité en ville, j’ai malheureusement dû renoncer à une vingtaine d’entre eux face aux coupures budgétaires infligées par la majorité de gauche au sein du Conseil municipal. J’ai bon espoir qu’à travers l’initiative populaire lancée par mon parti, la population incite les élus de notre commune à prendre conscience de la nécessité de créer des postes de quartier, et donc d’engager plus d’agents, pour couvrir l’ensemble du territoire et assurer ainsi une plus grande présence policière dans nos rues.