Mon bilan dans les quartiers


Centre-Ville

Les commerçants décrivent volontiers les Rues Basses comme le plus grand centre commercial à ciel ouvert du canton. Vitrine de Genève en matière de shopping, elles regorgent de boutiques toutes plus prestigieuses les unes que les autres et suscitent un important afflux de touristes.

Malheureusement, ceux-ci constituent de plus en plus une proie facile pour de nombreux escrocs, joueurs de bonneteau ou autres voleurs à la tire. Je suis fermement déterminé à les empêcher de s’emparer de nos rues, en multipliant les patrouilles de la Police municipale, mais aussi en adressant des messages préventifs à l’intention des touristes de passage.

Le centre-ville ne se limite toutefois pas à la rue du Rhône ou à la rue du Marché. Il couvre bien évidemment à la Vieille-Ville.

Celle-ci est un joyau culturel et historique que nous devons protéger. La Vieille-Ville concentre en effet sur quelques dizaines de rues un nombre impressionnant de musées, de galeries d’art, de bibliothèques et de bâtiments historiques souvent dotés de magnifiques cours intérieures.

Je tiens toutefois à ce que la Vieille-Ville reste un quartier vivant et animé, en veillant notamment au développement harmonieux de ses terrasses, concentrées autour de Bourg-de-Fourg.


Visite de la Vieille-Ville en compagnie de certains acteurs du quartier:


Les Eaux-Vives

Les Pâquis en mieux ? Les Pâquis en pire ? La confrontation Pâquis – Eaux-Vives, les deux quartiers du bord du lac qui se font face, est un vieux sujet de discussion entre Genevois.

Toujours est-il que le quartier des Eaux-Vives a son identité propre. Ses emblèmes ? Sans doute ses parcs. Poumon vert du quartier, le parc de la Grange est le plus grand espace vert de la ville. Le fait qu’il soit fermé la nuit a donné naissance à un petit jeu : s’y faire enfermer le soir venu pour mieux s’en échapper !

Autre grand espace vert, le parc des Eaux-Vives est confronté à des problèmes de circulation, de nombreux véhicules le traversant à des vitesses inadaptées.

Le tableau serait incomplet sans parler de quelques problèmes : nombreux chantiers, places de stationnement limités, important trafic ; les Eaux-Vives souffrent des maux de toute zone urbaine de l’hypercentre. Mais je suis résolu à trouver des solutions pour les résoudre, à l’image de ce qui a déjà été entrepris sur les chantiers.

Et gardons à l’esprit qu’il fait bon vivre aux Eaux-Vives, qui regorge de cafés, de restaurant et de petits commerces qui font son charme.


Saint-Jean, Charmilles & Servette

Traversé par la rue de Lyon, une des principales artères de la ville, le quartier des Charmilles est en pleine mutation. Tout en se densifiant, il comporte encore des secteurs à aménager, comme celui où s’érigeait l’ancien stade des Charmilles, temple du Servette FC des « grandes années ».

L’apparition du quartier de l’Europe et de son centre commercial a profondément changé la vie et l’aspect du quartier, allant de pair avec la naissance de nombreux commerces, mais aussi d’endroits de détente comme la patinoire sans glace.

Comme d’autres quartiers de la ville, les Charmilles connaissent quelques problèmes d’insécurité, principalement dus au trafic de drogue. Celui-ci touche notamment le Parc Geisendorf, qui fait l’objet d’une surveillance accrue des agents de Police municipale du poste des Charmilles.

Quant au parc des Délices, il aura fallu en limiter l’accès pour le débarrasser de ses dealers. Mais, depuis, les habitants ont pu se réapproprier cet espace vert. Pour l’anecdote, on m’a rapporté qu’un beau jour de printemps, la maison de retraite qui borde le parc y a installé un piano pour offrir un concert improvisé à ses résidents. Le terme de réappropriation du domaine public n’est pas usurpé…

Du côté de Saint-Jean et de ses falaises, c’est une vue imprenable sur Genève et le Rhône. Mais c’est aussi un quartier dont le visage s’est transformé depuis que les voies des CFF ont été couvertes.

Ces travaux ont permis l’arrivée d’une maison de quartier qui assure un précieux rôle d’animation, d’une bibliothèque et de nombreux artisans.


Visite de quartier avec les services de mon Département le 21 janvier 2011:


La Jonction & Plainpalais

Le quartier de la Jonction porte décidément bien son nom, puisqu’il voit se rencontrer les multiples visages de la ville.

Les habitants subissent depuis quelques mois les désagréments causés par de nombreux chantiers. Mais ceux-ci ont pour objectif, à terme, d’améliorer leur qualité de vie, avec l’arrivée des tramways.

A la rue des Deux-Ponts, une des artères les plus engorgées de Genève, l’arrivée prochaine du tram devrait réduire la circulation automobile de 20 à 30%.
Du côté de l’ancien site d’Artamis, les travaux, les plus grands actuellement en cours en ville, vont déboucher sur la construction d’un éco quartier.

Pour fuir les chantiers, les habitants peuvent se réfugier dans les espaces verts du quartier, comme le parc des Chaumettes ou le parc Gourgas, fraîchement rénové, ou se baigner dans le Rhône.

Ils ont aussi la chance de vivre dans un quartier extrêmement actif culturellement. L’arrivée d’un pôle d’excellence dans le domaine de l’art moderne et le développement du quartier des Bains sont un atout majeur pour le quartier. Ils peuvent aussi profiter de la Nuit des Bains, organisée par les galeries d’art, qui a désormais lieu trois fois par année.

Parmi les symboles du quartier, je citerais encore pêle-mêle l’Usine, bastion de la culture alternative genevoise, le Cimetière des Rois et ses tombes « célèbres » et la caserne principale des sapeurs-pompiers professionnels de la Ville de Genève.


Visite de quartier avec les services de mon Département le 5 octobre 2010:


Les Grottes

Si l’on devait trouver un symbole pour résumer les Grottes, ce serait sans aucun doute la « maison des Schtroumpfs » !

Haut lieu de la culture alternative genevoise, abritant notamment l’« Îlot 13 », le quartier fait figure de petit village adossé à la ville et à sa gare.

Typiquement genevois, ses anciens bâtiments ont été intelligemment rénovés plutôt que d’être démolis. Regorgeant de petits commerces, les Grottes connaissent une vie associative extrêmement riche qui permet de résoudre efficacement de nombreux problèmes par le dialogue.

Les liens qui unissent les habitants se révèlent en effet très utiles lorsqu’il s’agit d’aborder les dossiers sensibles du quartier, tels que celui du « Quai 9 ». Ce centre d’injection, dont le travail est reconnu, pose d’inévitables problèmes de nuisance, jusqu’ici maîtrisés.

Le poste de Police municipale implanté au cœur du quartier y veille, en lien avec la population. Les agents sont également attentifs aux problèmes causés par des Roms squattant parfois le préau de l’école des Grottes.


Inauguration du marché des Grottes en septembre 2010:


Champel

Quartier de mon enfance, Champel cultive une image de quartier bourgeois qui le dessert parfois. Mais lorsqu’on le connaît un peu, on sait qu’il est paradoxalement aussi résidentiel qu’animé.

Bien que calme et paisible (il accueille d’ailleurs le plus grand EMS de Suisse, sur le site de Val Fleury), le quartier est rythmé par la vie des étudiants vivant sur le site de la Cité universitaire.

Poumon vert de Champel, le parc Bertrand fait le bonheur d’une population variée. Extrêmement prisé, cette espace vert est parfois victime de son succès, le nombre de ses différents utilisateurs étant en constante augmentation.

Vélos traversant le parc à toute allure, WC publiques en quantité insuffisante, nuisances sonores, déchets en tous genres dans les pelouses, sont autant de problèmes contre lesquels je suis déterminé à lutter, même s’ils dépendent pour la plupart d’autres départements de l’Administration municipale que le mien.

Au chapitre de la sécurité, j’ai d’ailleurs pris la décision d’ouvrir un nouveau poste de Police municipale à cheval sur Champel et le quartier de l’Hôpital. La présence d’agents au cœur du quartier permettra de renforcer le contact avec la population, de mieux la connaître et d’éviter l’apparition de nouvelles incivilités qui l’ont globalement épargné jusqu’à aujourd’hui.

La tranquillité de Champel s’est renforcée avec le départ, début 2010, des derniers militaires affectés à la garde des représentations étrangères et qui étaient stationnés dans les abris de protection civile de l’école de Champel.


Visite de quartier avec les services de mon Département le 25 janvier 2011:


Petit-Saconnex

Le Petit-Saconnex est à l’image de Genève : riche de par sa diversité culturelle.

Quartier résidentiel par excellence, à l’intersection du centre de la ville et du secteur des organisations internationales, il voit population indigène et fonctionnaires internationaux y cohabiter en parfaite harmonie.

Symbole de sa multiculturalité, le Petit-Saconnex abrite la seule mosquée de Genève, acteur historique important du quartier.

Dotés de nombreux parcs et espaces verts, le Petit-Saconnex gravite autour de son petit centre historique, fief de quelques cafés et restaurants dont la réputation dépasse le quartier. Qui n’a jamais mangé une fondue sur la terrasse du Café du Soleil ?

Bien que globalement épargné par les problèmes d’incivilité que connaissent d’autres quartiers, je veille toutefois à ce que le Petit-Saconnex ne devienne pas le théâtre de phénomènes tels que la mendicité, qui contribuent à nourrir le sentiment d’insécurité.


Les Acacias

Le fait d’être le seul quartier de la ville situé derrière l’Arve, à la limite de Carouge, a longtemps valu aux Acacias d’être un peu oublié des acteurs politiques locaux.

Le projet Praille-Acacias-Vernets l’a replacé au cœur de leurs préoccupations.

Depuis longtemps, le quartier réussit pourtant à faire cohabiter ses habitants avec de nombreuses entreprises et une importante caserne de l’Armée. Sans compter une patinoire qui vit au rythme des exploits du Genève-Servette Hockey Club.

Les Acacias ont longtemps subit le fait d’être divisés en deux par la route du même nom. L’arrivée du tram a réconcilié la population avec cette artère majeure qui la relie au reste de la ville.

Je ne pourrais achever ses quelques lignes sur les Acacias sans parler du parc Simon Goulard, ou Parc de la Tortue, devrais-je dire, symbole de la vie du quartier et espace très apprécié des habitants.


Les Pâquis

Le quartier qui ne dort jamais, aux visages multiples, trait d’union entre la ville et le lac.

Hauts en couleurs, connus pour ses multiples cafés et restaurants permettant de goûter aux cuisines du monde entier, pour ses nombreux petits commerces, mais aussi pour ses prostituées, les Pâquis sont sans doute le quartier le plus animé de Genève.

Cette incessante activité, ainsi que la très grande concentration de population (les Pâquis connaissent la densité la plus élevée de la ville) génèrent inévitablement des nuisances multiples.

Circulation incessante, tapage nocturne, problèmes d’insalubrité, délinquance et trafic de drogue figurent au palmarès des problèmes dont se plaignent les habitants. Pour y faire face, ceux-ci peuvent compter sur le soutien de nombreuses associations.

Mais aussi sur les autorités, qui ont su s’emparer de ces différents problèmes. La solution la plus visible a été l’opération Figaro, qui a permis, par une présence accrue de la Police cantonale et municipale, d’apaiser le quartier et d’endiguer les incivilités.

Côté circulation, le réaménagement de la rue de Lausanne et la mise en place de zone limitées à 30 km/h ont également été couronnées de succès.

Avec des rues bien éclairées participant grandement à s’y sentir en sécurité, les Pâquis ont été le point de départ du renouvellement de l’éclairage public en Ville de Genève, en février 2010. Les contrats anti-tags mis en place par mon Département ont également connu un grand succès dans le quartier.

Mais les Pâquis ne se limitent pas au rectangle situé entre la rue des Alpes, la rue de Lausanne, la rue de Monthoux et la rue des Pâquis. Le quartier abrite également, à l’est, du côté du parc Château-Banquet, une zone résidentielle appréciée pour son calme. On y trouve notamment la Cité Senior, lieu de rencontre et d’activité pour les seniors de la ville.

Et n’oublions pas que les Pâquis accueillent la plus forte concentration d’hôtels 5 étoiles de la ville. Ainsi que bien évidemment, le haut lieu de l’identité genevoise que sont les Bains des Pâquis.