Mon bilan en matière d’environnement urbain

L’environnement urbain est un espace utilisé par l’ensemble de la population et dont l’entretien revient en grande partie au personnel de la voirie. Investir sur l’efficacité des services et la qualité du mobilier urbain implique des changements d’habitude, de la créativité et la participation de tous les acteurs de la chaîne des déchets.

Mon plus grand espoir pour que Genève garde une qualité de vie agréable réside dans la responsabilisation des citoyens: faire comprendre aux particuliers comme aux entreprises qu’il appartient à chacun de s’engager pour que l’espace public soit agréable à vivre.

  • Poubelles à sacs jaunes

Le mobilier urbain est un élément essentiel de l’espace public dans lequel la population genevoise évolue. Afin qu’il soit utilisé et respecté de tous, il s’agit d’en assurer la qualité et de l’adapter aux besoins qui évoluent sans cesse, notamment en termes de déchets. C’est également à travers ce mobilier que de nouvelles idées s’imposent naturellement pour accroître l’efficacité des services de la voirie. C’est ainsi que les poubelles à sac jaune ont progressivement remplacé les poubelles grillagées orange. En triplant la contenance des poubelles, les déchets au sol ont été réduits massivement et les tournées de la voirie ont pu être optimisées.

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  • Affichage sauvage

L’affichage sauvage qui s’étalait sur tout type de support présent sur le domaine public et sur de nombreux murs a été supprimé grâce à la mise à disposition de nouvelles surfaces libres d’utilisation (820 surfaces A2 et 25 panneaux F12) et à un partenariat avec la société Affichage vert, chargée de gérer les surfaces disponibles sur les bennes à verre et à habits (820 surfaces A2).

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  • Lutte contre les tags

Les tags dégradent les façades et génèrent un sentiment d’insécurité auprès de la population. Grâce à un premier nettoyage proposé à l’ensemble des propriétaires de bâtiments tagués d’avril à octobre 2009, sur les 50’000m2 de surfaces taguées recensées à fin 2008, 35’000 ont pu être nettoyées. Il y a environ 15% de nouveaux tags qui sont apparus depuis le début de la campagne. On peut par conséquent considérer qu’il reste à ce jour environ 20’000m2 de surfaces taguées, il semble toutefois difficile de descendre au dessous d’un chiffre-plancher de 10’000m2 de tags en Ville de Genève.

Une fois les nettoyages initiaux terminés, les services du DEUS ont contacté tous les propriétaires d’immeubles tagués ou non (env. 2’500 contacts) pour leur proposer un contrat anti-tags négocié à des conditions très favorables avec des entreprises de la place expérimentées dans l’effaçage des tags (CHF 500.- par année pour les 30 premiers mètres linéaires de façades). Un partenariat a été établi avec la Chambre genevoise immobilière et avec l’USPI (ex-Société des Régisseurs) qui a fait la promotion de cette campagne auprès de ses membres. Cette collaboration a permis l’adhésion massive de plusieurs régies à la campagne Genève.net. En 2011, ce sont quelque 1’000 contrats qui ont été conclus depuis le lancement de la campagne.

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  • Débarras sauvages

Ces actions ont été accompagnées de nombreux messages de sensibilisation avec pour objectif de transmettre aux particuliers et aux entreprises l’idée que chacun a la responsabilité de s’engager pour améliorer l’espace public. C’est notamment dans cette démarche que la campagne spécifique aux déchets encombrants et aux débarras sauvages a été mise en place. En débarrassant les points les plus sensibles et en y aménageant des espaces plus conviviaux, la preuve est faite qu’il est beaucoup plus agréable de se promener dans des rues libérées de tout déchet encombrant.

Cette sensibilisation a permis une croissance de 60% du nombre d’appels au n° vert de la voirie 0800 22 42 22. Un partenariat avec l’association Partage permet par ailleurs, grâce à des personnes qui sillonnent la ville sur leurs triporteurs, aux personnes âgées et/ou avec des problèmes de mobilité de se débarrasser de leurs déchets encombrants.

En 2010, une campagne de lutte contre les débarras sauvages a été développée en s’orientant sur la répression, tout en gardant une pointe d’humour que l’on découvre à travers ce clip.

  • Tri des déchets

Au-delà des actions auprès des concierges, du renforcement des dispositifs des espaces de récupération, l’accent a été mis sur la sensibilisation du jeune public à travers notamment la création du jeu Habilitri. Ce jeu a été développé dans l’espoir de faire des enfants les ambassadeurs des gestes citoyens. Destiné en premier lieu aux élèves de l’école primaire, dès la 1P, Habilitri aborde la thématique du recyclage des déchets et des écogestes en matière de propreté.

Plus récemment,  la Ville a lancé une campagne de communication en matière de recyclage des déchets. En incitant la population à trier ses déchets l’objectif est double.
C’est premièrement dans une démarche économique que l’on cherche à sensibiliser les habitantes et habitants de Genève, en partant du constat que pour chaque tonne de déchets ménagers qu’elle fait incinérer, la Ville paie 260 francs, pour une facture annuelle d’environ 14 millions de francs. A l’inverse, elle revend le papier, que les habitants auront pris le soin de séparer de leurs ordures ménagères, entre 20 et 80 francs la tonne. En triant ses déchets la collectivité permettrait donc de faire diminuer cette facture de manière considérable. Deuxièmement, c’est l’environnement que cette campagne touche directement. En recyclant ses déchets, c’est avant tout une seconde vie que l’on donne à des bouteilles en PET, en verre, aux papiers et cartons, etc. A partir de ces matériaux on développe de nouveaux produits qui permettent de s’orienter vers une utilisation durable de nos ressources. Le tri, c’est un geste simple, économique et écologique, qui doit devenir un réflexe.

  • Eco-contrats – partenariats publics privés

Les entreprises ont également pris une part importante à cette campagne, soit en mobilisant leurs employés dans des actions citoyennes pour l’environnement (opération de nettoyage de la rade avec Procter & Gamble), soit en s’engageant dans des éco-contrats – partenariats public-privés – visant à supprimer les déchets au sol (McDonald’s avec la vidange des poubelles aux abords de leurs points de vente), à réduire les déchets à la source (Migros avec la suppression des sacs plastique en bout de caisse) et à améliorer le taux de recyclage (Nespresso avec la mise en place de collecteurs à capsules sur le domaine public). Ce sont en tout 12 éco-contrats qui ont été signés depuis le lancement de cette initiative.

  • Campagne mégots

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les mégots ont envahi les trottoirs. Pour sensibiliser les fumeurs, le DEUS a lancé une campagne originale ciblée sur la problématique des mégots. Pour la première fois c’est une campagne ciblée sur la problématique des mégots et non pas sur les fumeurs qui a été développé avec le souhait de saluer et valoriser le bon geste celui de « jeter son mégot là où il faut » plutôt que d’attaquer les fumeurs qui subissent déjà de nombreuses pressions. Le message est également de faire comprendre aux gens que « si chacun participe, tout le monde en profite » !

  • Unité de gestion des incivilités

Pour assurer le suivi de ces différentes actions et plus particulièrement celles visant à lutter contre les tags, une nouvelle Unité de Gestion des incivilités a été créée. Cette unité, active en étroite collaboration avec la police municipale, a pour mission de détecter les actes d’incivilité (débarras sauvages, tags, affichage sauvage, etc.) et de prendre les mesures nécessaires rendre le domaine public le plus propre possible.