Police

Dès les premières semaines de mon mandat de Ministre de la sécurité, entamé le 1er juillet 2012, je me suis employé à faire un état des lieux de la criminalité à Genève. L’analyse de l’ensemble des données, des rapports de police et des éléments du terrain qui m’ont été remontés, m’a permis de définir une stratégie pour reconquérir l’espace public.

Dès la fin du mois d’août, j’ai eu à cœur de rassembler les hommes et les femmes du Corps de police pour leur expliquer ma vision et leur préciser la mission qui leur est confiée par l’Etat: assurer la sécurité et le respect des libertés de tous, en agissant au quotidien avec rigueur et discernement.

8 axes de lutte contre la criminalité

En signant dans le même temps, au nom du Conseil d’Etat, un accord avec le Ministère public, nous avons, le Procureur général et moi-même, entériné 8 axes de lutte contre la criminalité dont deux priorités absolues, à savoir la lutte contre toutes les formes de violence et d’agression, et la lutte contre les cambriolages, qui pourrissent la vie des Genevoises et des Genevois.

Cette politique commune donne non seulement une vision et des objectifs aux policiers, mais elle légitime également une demande de moyens supplémentaires auprès du Parlement et renforce l’efficacité de la chaîne sécuritaire, composée de la police, de la justice et des prisons.

Modification de la Loi sur la police (LPol)

Dans cet esprit, je me suis rapidement attelé à revoir le dispositif législatif, en demandant notamment la modification de la Loi sur la police (LPol), afin d’étendre les pouvoirs des enquêteurs et des magistrats dans le domaine des écoutes téléphoniques et du renseignement. Inutile en effet d’en demander davantage à la police si l’on ne lui en donne pas les moyens.

Dans ce même esprit, j’ai œuvré pour que les policiers municipaux et les gardes-frontière puissent désormais accomplir davantage de tâches de A à Z, déchargeant ainsi la police cantonale de nombreuses tâches administratives sans aucune valeur ajoutée en termes de sécurité.

Parallèlement, j’ai poursuivi, dans un état d’esprit nouveau, la réforme de la structure de la police, indispensable si l’on veut qu’elle puisse faire face aux défis imposés par notre société en constante mutation.

Cette réforme touche aussi bien le recrutement, que la formation, la structure ou les missions, et s’inscrit dans une vision de long terme. Elle s’étalera sur les prochaines années et commence d’ores et déjà à faire sentir ses effets. L’objectif, là, est de doter la police de la marge de manœuvre et de la flexibilité qui lui font encore trop souvent défaut et l’entrave dans son action.

Rassembler tous les acteurs de la chaîne sécuritaire

Enfin, j’ai mis une énergie toute particulière à rassembler tous les acteurs de la chaîne sécuritaire, en réhabilitant le concept de police de proximité en partenariat avec les communes, en intensifiant la coopération avec le corps des gardes-frontières, mais également avec nos partenaires français.

Cette volonté d’action responsable, à laquelle je me suis engagé devant le peuple lors de mon élection le 17 juin 2012, commence, lentement, à porter ses fruits.

Criminalité à Genève en baisse en 2012

En 2012, la criminalité à Genève a ainsi baissé de 9%.

Ces chiffres sont encourageants. Mais au-delà de cet aspect statistique, c’est une tendance, que je souhaite inverser. Celle à la fatalité, à l’impuissance face à la hausse de la criminalité et au sentiment d’insécurité.

Grâce au travail de la police et de l’ensemble des acteurs de la chaîne sécuritaire, je travaille jour après jour à démontrer que nous pouvons, pas à pas, reconstruire les conditions cadre de la sécurité à Genève.