Énergie

La politique énergétique est très importante à la fois pour garantir la compétitivité de la Suisse sur le plan économique, mais également pour soutenir la vision environnementale du gouvernement.

La Suisse reste aujourd’hui principalement dépendante d’énergies non renouvelables et d’origine étrangère. L’épuisement des ressources fossiles ainsi que la situation géopolitique des pays producteurs peuvent avoir des effets concrets et à court terme sur la sécurité de notre approvisionnement.

Ces effets, combinés au réchauffement climatique, ont pour corollaire l’augmentation des prix, et obligent les pouvoir publics à repenser l’approvisionnement et les modes de consommation de l’énergie. La catastrophe survenue à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi en mars 2011 a de plus poussé la Confédération à rejoindre la politique qui prévalait déjà dans notre canton, en renonçant au nucléaire dans les prochaines années.

Je soutiens que la politique énergétique doit être un moyen de favoriser la création de valeur et de richesses, et ne doit en aucun cas venir freiner le développement économique. Le rôle des pouvoirs publics est donc de fixer les conditions-cadres nécessaires, en incitant les acteurs à utiliser des énergies renouvelables et à prévenir le gaspillage d’énergie.

Approvisionnement sécurisé de l’énergie à des prix raisonnables

En tant que Conseiller d’Etat en charge de l’énergie, je veille en particulier à ce que les investissements des Services Industriels de Genève soient orienté de telle sorte qu’ils puissent garantir un approvisionnement sécurisé de l’énergie à des prix raisonnables, pour favoriser la compétitivité de nos entreprises et épargner le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Mais je veille également à ce que les ressources énergétiques du canton soient valorisées, que ce soit au travers de la biomasse, des déchets ou des rejets industriels, qui peuvent tous être transformés pour créer de la chaleur, diffusée par les réseaux de chauffage à distance, et de l’électricité. Je soutiens en outre les investissements dans l’éolien, le photovoltaïque, la géothermie et l’hydraulique qui permettent de varier les sources d’approvisionnement, tout en ayant un impact écologique modéré.

L’autre enjeu majeur sur lequel les pouvoirs publics doivent agir est le gaspillage d’énergie. A Genève, une grande partie de l’énergie consommée sert à chauffer des bâtiments mal isolés. Au travers de nouvelles réglementations et d’incitations financières aussi bien confédérales que cantonales, l’objectif est de réduire la consommation d’énergie à des fins de chauffage.

Dans cet esprit, la nouvelle conception générale de l’énergie que j’ai pilotée avec mes services, nos partenaires institutionnels et la société civile s’inscrit parfaitement dans la Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral.

Dans le domaine de l’énergie comme dans d’autres, il faut savoir être ambitieux et volontaire: je vois la transition énergétique comme une opportunité, et non comme une contrainte.