La culture, comme le sport, est un domaine d’apanage communal. A Genève c’est donc la Ville qui assume l’essentiel de la charge financière dans ce domaine, avec plus de 20% de son budget annuel (210 millions de francs) qui lui est consacré. Vu les enjeux jugés prioritaires dans d’autres secteurs de l’action municipale, il faut donc préserver les structures existantes avant d’envisager d’en bâtir de nouvelles. En clair, il s’agit d’investir dans le maintien du patrimoine (musées, théâtres, bibliothèques, etc.) avant de créer de nouvelles subventions. A ce sujet, il convient d’étudier la possibilité de réduire les charges administratives pesant sur la culture pour rediriger des fonds sur la production artistique, trop souvent réduite à la portion congrue. Enfin, l’enjeu futur consistera à élargir la base de financement de la culture aux collectivités locales voisines et supérieures, pour lui donner une meilleure assise.