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	<title>Le blog de Pierre Maudet</title>
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	<description>Maire de la ville de Genève</description>
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		<title>Genève, Zürich, mêmes combats !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À l&#8217;invitation d&#8217;un club francophone, j&#8217;étais hier soir à Zurich pour y donner une conférence avec mon homologue Corine Mauch, présidente de la Ville. Au-delà des spécificités propres aux deux villes, ce fut l&#8217;occasion pour nous d&#8217;apporter nos regards croisés sur les nombreux défis communs aux deux villes, que cela soit en termes de logement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p id="content_abstract"><strong>À l&#8217;invitation d&#8217;un club francophone, j&#8217;étais hier soir à Zurich pour y donner une conférence avec mon homologue Corine Mauch, présidente de la Ville. Au-delà des spécificités propres aux deux villes, ce fut l&#8217;occasion pour nous d&#8217;apporter nos regards croisés sur les nombreux défis communs aux deux villes, que cela soit en termes de logement ou de mobilité.</strong></p>
<p>À l&#8217;heure où Zürich vient d&#8217;achever sa «Prime Tower», pour quelques mois encore la plus haute tour de Suisse, <strong>Genève se pose aussi la question de savoir où trouver l&#8217;espace nécessaire à la construction de logements</strong>. Faut-il faire le choix de la hauteur, à l&#8217;image des tours qui se profilent aux Vernets, ou raisonner horizontalement, en pensant le développement de la Ville à l&#8217;échelle de la région? Les deux, assurément!</p>
<p><strong>Au niveau des transports, Zürich fait figure de modèle</strong>: un «compromis piétonnier» déploie ses effets depuis les années 1990, son réseau de S-Bahn est achevé depuis plus de 20 ans, tandis que son contournement autoroutier a été bouclé en 2009. <strong>À Genève, nous rattrapons à grandes enjambées le retard pris depuis 20 ans</strong> dans ce domaine, avec le début des travaux du CEVA et la mise en place, quelque peu douloureuse, d&#8217;un réseau de bus et de trams en phase avec la taille de notre agglomération. Reste, ensuite, à se mettre en phase avec les attentes réelles des usagers&#8230;</p>
<p>Avec ma collègue zurichoise, nous avons surtout voulu rappeler une réalité souvent ignorée, inconsciemment ou à dessein: celle que la Suisse est urbaine,<strong> les deux tiers de sa population vivant en zone urbaine</strong>, pour la majeure partie d&#8217;entre elle à Zürich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne.</p>
<p>D&#8217;où la <strong>nécessité, pour les villes, de se serrer les coudes à l&#8217;heure d&#8217;aller défendre leurs projets à Berne</strong>, et de multiplier les interactions entre elles pour échanger leurs expériences.</p>
<p>Ce à quoi je m&#8217;attèle, notamment en rencontrant cette année, à Genève, les Municipalités des cinq autres villes de Suisse de plus de 100&#8217;000 habitants.</p>
<p>Pierre Maudet</p>
<p>Maire de Genève</p>
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		<title>Traversée du lac : la stratégie en cul-de-sac du Conseil fédéral</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 11:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ainsi donc, la traversée du lac ne fait pas partie des priorités actuelles du Conseil fédéral en termes de développement du réseau routier national. Berne estime ainsi que la réalisation des contournements de La Chaux-de-Fonds ou de Locle prime sur le désengorgement de l’extrémité ouest de l’arc lémanique. Voilà qui est inquiétant. Et amène à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Ainsi donc, la traversée du lac ne fait pas partie des priorités actuelles du Conseil fédéral en termes de développement du réseau routier national.</h2>
<p>Berne estime ainsi que la réalisation des contournements de La Chaux-de-Fonds ou de Locle prime sur le désengorgement de l’extrémité ouest de l’arc lémanique.</p>
<p>Voilà qui est inquiétant. Et amène à se poser des questions sur<strong> la capacité de nos élus sous la Coupole</strong> — et notamment de nos représentants à la Chambre des Cantons — <strong>à faire front commun derrière ce projet.</strong></p>
<p>Cette non décision est surtout catastrophique pour le développement de notre infrastructure de mobilité. Elle décrédibilise les efforts réalisés pour <strong>débarrasser le centre-ville du trafic de transit.</strong></p>
<p>Vouloir développer le réseau de transports publics et le rendre attractif auprès des usagers est en effet illusoire si l’on ne s’en donne pas les moyens et si l’on ne tient pas compte de l’impact sur le trafic automobile privé.</p>
<p>Créer une voie dédiée aux bus sur le pont du Mont-Blanc pour fluidifier le trafic est bien sympathique mais se fera sur le dos des seuls automobilistes, à qui aucune alternative n’est proposée pour éviter de transiter par le centre-ville ; ce qui n’est pas acceptable.</p>
<p>Piétonniser des dizaines de rues est également souhaitable, mais irréalisable si l’on ne dispose pas de solutions pour rediriger le flux de véhicules sur d’autres axes.</p>
<p>De par sa <strong>non-décision et son absence de vision, le Conseil fédéral refuse d’assumer sa part de responsabilité</strong> dans le développement d’un des deux poumons économiques du pays, au bord de la surchauffe.</p>
<p>Le Conseil d’Etat devrait peut-être inviter Madame Leuthard à traverser le pont du Mont-Blanc un soir de semaine vers 17:30 ; en lui laissant bien sûr, par équité sportive, le choix du mode de transport.</p>
<p>Pierre Maudet<br />
Maire de Genève</p>
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		<title>Toutes les bonnes résolutions que je ne tiendrai pas en 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 10:07:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon mes recherches Google, la coutume qui nous incite chaque nouvelle année à prendre de bonnes résolutions visant à devenir une personne « meilleure » remonte à près de deux millénaires avant notre ère, à l’époque des Babyloniens. Depuis, on a pu constater, études scientifiques à l’appui, que ces résolutions n’étaient pour ainsi jamais tenues. Voilà donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Selon mes recherches Google, la coutume qui nous incite chaque nouvelle année à prendre de bonnes résolutions visant à devenir une personne « meilleure » remonte à près de deux millénaires avant notre ère, à l’époque des Babyloniens. Depuis, on a pu constater, études scientifiques à l’appui, que ces résolutions n’étaient pour ainsi jamais tenues.</h2>
<p>Voilà donc mes bonnes résolutions pour 2012, qui ne devraient pas déroger à la règle :</p>
<ul>
<li>J’irai planter ma tente à la Promenade des Bastions avec les &laquo;&nbsp;indignés&nbsp;&raquo;, en espérant croiser quelqu&#8217;un sur place, pour ne pas devenir résigné.</li>
</ul>
<ul>
<li>En cas de grosses chutes de neige, je m&#8217;obstinerai à prendre mon scooter pour rouler en bordure de route, histoire de profiter des ambulances du SIS.</li>
</ul>
<ul>
<li>Je dévalerai les trottoirs de la Vieille-Ville à toute blinde sur un vélo sans freins, dans le cadre d&#8217;une campagne de lutte contre les incivilités.</li>
</ul>
<ul>
<li>J&#8217;accéderai sans objection à toutes les demandes des syndicats, puciers, forains, marchands de détail, commerçants, cafetiers-restaurateurs, usagers divers du domaine public.</li>
</ul>
<ul>
<li>Je dirai du bien du ministre fédéral de la Défense et de sa politique, dont on n&#8217;a pas assez souligné la hauteur de vues et la vision prospective lors du récent débat sur l&#8217;achat d&#8217;avions de combat.</li>
</ul>
<ul>
<li>Je cesserai d&#8217;improviser mes discours et de générer ainsi des sueurs froides chez les organisateurs d&#8217;événements internationaux et autres services du protocole.</li>
</ul>
<ul>
<li>Je m’appliquerai à envoyer, sous pseudo, moult courriers de lecteur pour me plaindre de la balayeuse qui fait du bruit devant ma porte à 6h00 du matin, tout en demandant à la voirie de passer plus souvent nettoyer en bas de chez moi les résidus de la veille.</li>
</ul>
<ul>
<li>Et surtout je laisserai, parfois, mes collègues avoir le dernier mot (si, si !)</li>
</ul>
<p>Bref, vous l’aurez compris, c’est avec <strong>un peu d’humour et d’humilité</strong> que j’entame l’année 2012; deux ingrédients essentiels pour affronter une période qui s’annonce plutôt morose.</p>
<p>Pour ma part, je tiens à garder cet <strong>optimisme</strong> qui m’anime en comptant sur cette période de changements pour que chacun prenne conscience de l’environnement qui l’entoure et soit amené à en prendre soin.</p>
<p>Sur ces bonnes résolutions, je vous souhaite à toutes et à tous <strong>une année 2012 emprunte de respect, animée de créativité et remplie de bonheur ! </strong></p>
<p>Pierre Maudet</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comment désamorcer les conflits entre population et autorités?</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 09:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, la Suisse commémorait un bien triste anniversaire: celui des 10 ans de la tuerie de Zoug, au cours de laquelle 14 personnes perdirent la vie et 15 furent blessées, victimes de la folie d’un seul homme. Ce 27 septembre 2001 a laissé des traces. Il a eu pour principale conséquence de voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Il y a quelques semaines, la Suisse commémorait un bien triste anniversaire: celui des 10 ans de la tuerie de Zoug, au cours de laquelle 14 personnes perdirent la vie et 15 furent blessées, victimes de la folie d’un seul homme.</h2>
<p><strong>Ce 27 septembre 2001 a laissé des traces.</strong> Il a eu pour principale conséquence de voir se renforcer considérablement la sécurité aux abords des parlements communaux, cantonaux et fédéral. Des policiers armés ont fait leur apparition aux portes des hémicycles, tandis qu’accéder au Palais fédéral est devenu aussi fastidieux pour le simple quidam que de franchir les contrôles de sécurité d’un aéroport.</p>
<p>Mais ce qui a également frappé l’opinion, dans ce drame, c’est le motif qui a poussé un homme à s’adonner à une telle boucherie: il était <strong>«en conflit avec les autorités».</strong></p>
<p>Le cas est extrême, car impliquant une personnalité aux problèmes psychiatriques avérés. Mais il est symbolique – certes poussé dans ses derniers retranchements – d’un syndrome qui se développe dangereusement au sein de nos sociétés où la bureaucratie est reine: la défiance de la population vis-à-vis des autorités et de l’administration, voire, plus grave, le sentiment chez certains que celles-ci les persécutent.</p>
<p><strong>Notre société se complexifie. Les acteurs et les règles se multiplient.</strong> Avec d’une part le sentiment de ne plus contrôler le cours des choses et de voir les décisions prises de moins en moins traçables, et de l’autre, d’être assailli de toutes parts de nouvelles règles touchant au quotidien, assorties de leurs lots respectifs de dispositifs de contrôles plus ou moins pesants.</p>
<p>Interdiction d’appuyer sur le champignon sur l’autoroute, de promener Médor où bon lui semble, d’aller planter un barbecue au milieu d’un parc, d’acheter un hamster sans son compagnon de chambrée, de jeter une cigarette par terre; bref, on croule sous les normes en tous genres, avec la désagréable impression que l’on dira bientôt à tout un chacun à quel rythme inspirer et expirer.</p>
<p><strong>Ces règles, dans la plupart des cas, sont pourtant nécessaires.</strong> Tout du moins, elles sont un moindre mal. Elles nous permettent de vivre ensemble sur un territoire restreint et en particulier sur un domaine public où se retrouve un nombre croissant d’acteurs, aux profils et attentes parfois diamétralement opposés, induisant un potentiel de tensions accru.</p>
<p>Il n’empêche. Face à ce déluge normatif, la population a parfois le sentiment d’avoir face à elle une administration tentaculaire, aux relents kafkaïens, et à laquelle elle n’a que difficilement accès. D’autant que le millefeuille politique suisse n’arrange pas les choses, multipliant les strates et les tracasseries administratives.</p>
<p>Rajoutez à cela une couche de mondialisation – qui laisse penser à certains que Genève est dirigée par les multinationales qu’elle héberge ou que nos grandes banques, symbole du sérieux helvétique, sont sous la coupe de quelques traders anglo-saxons mégalomanes – et le tableau sera complet.</p>
<p>L’administration, paradoxalement, au lieu de se rapprocher de ses administrés et de mieux leur expliquer son fonctionnement et ses décisions, a tendance à s’en éloigner encore davantage. Ou plutôt à s’en protéger. Depuis une vingtaine d’années, l’administration et le monde politique sont en effet tombés sous le charme des cabinets d’audit et autres experts en tout genre. On ne décide plus rien sans expertise préalable ou sans avis de droit. Histoire de se couvrir. D’être inattaquable.</p>
<p><strong>Le problème, c’est que les attaques à l’endroit de l’administration, au contraire, ne cessent d’augmenter.</strong> Il y a celles qui défraient la chronique, comme lorsque des parents se saisissent de la justice pour contester une décision disciplinaire (ou pire: une simple note!) prise à l’encontre de leur enfant. Mais il y a aussi toutes les autres récriminations, plus silencieuses, qui viennent nourrir la masse des contentieux entre les administrés et l’administration.</p>
<p>En Ville de Genève, les statistiques consolidées en matière de litiges et conflits de ce type n’existent pas vraiment. Ce qui n’empêche pas de constater un changement de comportement ainsi que des attentes de la population vis-à-vis des services publics. Le recours à la voie judiciaire est ainsi de plus en plus fréquent, augurant une sorte d’«américanisation» des relations entre les différentes parties.</p>
<p>D’un côté, la population fait de plus en plus appel à la justice pour tenter de résoudre les différends qui l’opposent à l’administration. De l’autre, cette dernière se protège à outrance en assortissant ses décisions d’une quantité impressionnante de cautèles en tous genres. Avec pour conséquence une perte de temps et d’argent de chaque côté, une justice embourbée par un nombre vertigineux de microconflits et un stress émotionnel non négligeable de toutes parts.</p>
<p><strong>Heureusement que le siècle que nous venons d’entamer est celui de la communication…</strong></p>
<p>Car le problème est là: comment mieux faire circuler l’information entre la population et les autorités? Comment désamorcer en amont des petits litiges, de petites frustrations qui, au final, peuvent déboucher sur des drames?</p>
<p>Penser que notre société peut aller en se simplifiant est un leurre. Au contraire, elle continuera à se complexifier. D’où l’impérieuse nécessité de mettre en place de nouvelles façons de communiquer entre administrations et administrés, de désamorcer le plus tôt possible les frustrations et incompréhensions latentes, et d’éviter que les poches de mécontentement n’enflent puis n’explosent. Comme ce fut tragiquement le cas à Zoug en 2001.</p>
<p>Pierre Maudet | article paru le 24 novembre 2011 dans les colonnes du quotidien <em>Le Temps</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Et si Genève, comme New York, devenait une « ville globale » ?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Me voici de retour d’un court séjour de 72 heures à New York, où je participais, aux côtés d’une vingtaine d’autres villes, à une conférence axée sur la promotion de l&#8217;innovation et les relations entre secteurs public et privé. J’y étais accompagné des patrons de deux grosses entreprises différentes mais représentatives du tissu économique genevois : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Me voici de retour d’un court séjour de 72 heures à New York, où je participais, aux côtés d’une vingtaine d’autres villes, à une conférence axée<strong> </strong>sur<strong> </strong>la promotion de l&#8217;innovation et les relations entre secteurs public et privé. J’y étais accompagné des patrons de deux grosses entreprises différentes mais représentatives du tissu économique genevois : Migros et Procter &amp; Gamble.</p>
<p>Comme moi, ils ont été impressionnés par la diversité des projets de start-up dans les domaines social et environnemental qui nous ont été présentés, à travers lesquels des grandes sociétés font confiance à des projets a priori très éloignés de la « grande économie ».</p>
<p>Par exemple en mettant à disposition de femmes migrantes très peu qualifiées la formation et l&#8217;infrastructure nécessaires pour produire et vendre du pain dans des sandwicheries de la ville, répondant ainsi parfaitement à la demande. Ou encore dans le domaine du web, où un entrepreneur — d&#8217;ailleurs passé par Genève dans le cadre de sa formation scolaire — a réussi à monter un site d&#8217;échange d&#8217;objets et d&#8217;informations en ligne qui emploie plusieurs centaines de personnes. Et puis nous avons surtout été frappés par la simplicité des démarches et la facilité déconcertante à démarrer une activité économique : en cinq jours maximum, toutes les formalités sont bouclées !</p>
<p>La stratégie new yorkaise en matière de partenariats public – privé est également intéressante, car elle intègre systématiquement une dimension universitaire dans les partenariats. Le concept du maire Michael Bloomberg est celui de la « ville globale », à savoir celui d&#8217;une cité qui agit comme plateforme et comme impulsion pour mettre en relation des entreprises existantes soucieuses de se renouveler et des entités publiques telles les hautes écoles et autres universités désireuses de trouver des débouchés nouveaux pour leurs étudiants, mais surtout capables d&#8217;anticiper les grandes tendances technologiques à venir.</p>
<p>Nous le faisons aussi dans la région lémanique, mais encore très timidement et sans l&#8217;équivalent de l&#8217;échelon politique fort et unique qu&#8217;est la Municipalité de New York. En fait, bien que nous disposions d&#8217;un potentiel extraordinaire en termes de savoir-faire et d&#8217;équipements, nous ne valorisons pas assez la prise de risque dans les partenariats, notamment au niveau fiscal, et la multitude des acteurs institutionnels n&#8217;est plus adaptée pour régater face à des régions qui s&#8217;unissent et mettent les grands moyens pour offrir des conditions-cadre optimales.</p>
<p>Le problème est aussi que nous avons encore trop souvent une vision très utilitariste de l&#8217;innovation technologique lorsque nous parlons de partenariats publics-privés. Vu les coûts élevés de la main d&#8217;œuvre en Europe, nous sommes naturellement enclins à investir dans la technologie pour gagner en productivité et diminuer les charges des sociétés. Mais cette approche est à courte vue et elle nous détourne de la vraie valeur de l&#8217;innovation et contribue au final à atrophier notre économie. A New York, au contraire, la plupart des partenariats visent à la création de nouveaux jobs, parfois peu durables, mais assurément positifs pour rebondir ensuite. Ce type de projet ne débouche certes sur « rien » neuf fois sur dix. Mais quel succès dans le dixième cas !</p>
<p>Genève a tout pour elle. Le maire de New York me confiait d’ailleurs comme un « petit bijou », toujours à l’avant-garde. Ne reste plus maintenant qu’à lui insuffler une dose supplémentaire de goût du risque pour la transformer en véritable « ville globale » !</p>
<p>Pierre Maudet</p>
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		<title>Et si l’on se mettait enfin à faire de la politique?</title>
		<link>http://www.pierremaudet.ch/2011/10/25/et-si-l%e2%80%99on-se-mettait-enfin-a-faire-de-la-politique/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 07:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les urnes ont parlé. La débâcle que tout le monde annonçait pour le Parti libéral-radical n’a pas eu lieu, contrairement à la gifle infligée à l’UDC que peu d’observateurs avaient vu venir. Le «grand vieux» parti ne s’en sort certes pas indemne. A l’instar des autres partis gouvernementaux, il perd des plumes au profit des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les urnes ont parlé. La débâcle que tout le monde annonçait pour le Parti libéral-radical n’a pas eu lieu, contrairement à la gifle infligée à l’UDC que peu d’observateurs avaient vu venir. Le «grand vieux» parti ne s’en sort certes pas indemne. A l’instar des autres partis gouvernementaux, il perd des plumes au profit des nouveaux venus, Verts libéraux et PBD, pour atteindre son plus bas niveau historique. Cela doit nous interpeller à plus d’un titre, tant cette recomposition peut générer des effets néfastes pour l’ensemble du pays, si elle ne débouche pas sur un changement d’approche.</strong></p>
<p>Mais de là à affirmer que le centre se renforce, il y a un pas que d’aucuns franchissent un peu vite, sans réaliser que les positions de ces partis qui émiettent la droite dans sa substance en donnant le sentiment de l’élargir ne constituent en rien le renforcement d’un pôle encore bien difficile à cerner et que l’on ne peut en tout cas pas résumer à un hypothétique centre géométrique. Ces positions ne peuvent en effet se réduire à une lecture binaire gauche/droite, mais doivent aussi être lues sous l’angle de l’axe conservateur/réformiste qui fait partie intégrante de la nouvelle grille de lecture.</p>
<p>Par ailleurs, le premier effet de cet éclatement du spectre politique conduira indiscutablement à affaiblir encore le principe de concordance. A peine les résultats connus, voilà que chaque parti se livre à un subtil jeu de billard à quatre bandes, donnant le sentiment pour les sept prochaines semaines, jusqu’à l’élection au Conseil fédéral, que la politique suisse se résume à de la tactique partisane. La concordance, dans ce cadre, consiste à se mettre d’accord sur le plus petit dénominateur commun, à savoir siéger au gouvernement fédéral, nonobstant tout élément de programme.</p>
<p>Ces probables jeux politiciens vont sans doute accroître encore le sentiment que le monde politique vit en vase clos, déconnecté des sujets pratiques qui touchent la population au quotidien, ce que confirme déjà un taux d’abstention supérieur à 50%. Mais pire, il va empêcher de poser les bases de contenu pour la législature à venir, érigeant l’arithmétique en dogme intangible et amenant les partis à négocier d’improbables accords, par définition peu transparents et difficilement traçables. Tout le contraire de ce qu’attendent les électrices et électeurs lambda qui l’ont encore montré dimanche.</p>
<p>Dans ce contexte, pour le PLR, l’enjeu de la prochaine législature serait au contraire de rassembler le centre droit, de s’affranchir des tactiques hasardeuses, et surtout d’anticiper avec courage et lucidité les profonds mouvements de société qui traversent la Suisse en ce début de XXIe siècle. Dans le domaine des assurances sociales, de la fiscalité, de la formation, des énergies, de la sécurité notamment, nous avons besoin de retrouver le goût de l’audace et du renouveau, en analysant sans concession les réalités helvétiques actuelles, par exemple sur le plan de nos relations avec l’extérieur. A condition donc de remiser un certain nombre de mythes. Qui mieux que le PLR peut jouer un rôle pivot dans cette perspective?</p>
<p>Le défi consiste donc à réinjecter tout de suite une dose de politique, au sens le plus noble du terme. En clair, il s’agit à mon sens de poser la question d’une concordance programmatique en lieu et place d’un accord de circonstance, purement mathématique. En d’autres termes, quelle vision pour le pays ont les partis en présence? Et comment peuvent-ils construire ensemble des décisions qui fassent avancer le pays sur la voie de la réforme, quitte à mettre de côté ceux qui jouent uniquement sur les peurs sans les dépasser?</p>
<p>Parce qu’il est un parti qui, génétiquement, cherche et promeut les équilibres, le PLR ne peut exister que dans le mouvement; il ne survivra pas à une situation de «pat gouvernemental». Il ne peut se développer qu’en donnant envie de le suivre, à travers ses idées et ses dirigeants pour les incarner. Et de le suivre pour lui-même, indépendamment des positions de ses alliés ou de ses adversaires d’un jour. Le PLR doit être le garant d’une Suisse confiante, sûre d’elle, qui sait que ses perspectives économiques reposent sur un libéralisme maîtrisé, sur l’ouverture au monde, et qui, avec plus de 70% de sa population résidant dans les villes, assume pleinement son caractère urbain, moderne et innovant.</p>
<p>Le PLR a la chance de pouvoir construire cette nouvelle identité en se basant sur un incroyable héritage politique et un socle de valeurs vieux de plus de 160 ans. Héritage sur lequel les nouveaux partis nés il y a seulement quelques années ne peuvent se reposer, ayant tout à inventer. L’avenir du PLR se joue dans les prochaines semaines et les prochains mois. Son rôle, désormais, doit être celui du partenaire fier et responsable, aux lignes claires et traçables, sans qui les décisions ne peuvent se prendre, celui de pivot en tout point de l’échiquier, capable de compromis, jamais de compromission.</p>
<p>Pierre Maudet</p>
<p>(article original publié le 25 octobre dans le quotidien <em>Le Temps</em>)</p>
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		<title>Obligation de servir: ces réalités qui dérangent</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 07:18:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La proposition faite au début du mois par la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (CFEJ), que je préside, d’instaurer le libre choix entre le service militaire et le service civil, a suscité de nombreuses réactions. Plus d’un lui ont bien sûr reproché de remettre en cause le principe de la milice. Ceux-là n’ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La proposition faite au début du mois par la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (CFEJ), que je préside, d’instaurer le libre choix entre le service militaire et le service civil, a suscité de nombreuses réactions.</strong></p>
<p>Plus d’un lui ont bien sûr reproché de remettre en cause le principe de la milice. Ceux-là n’ont pas compris le véritable sens des réformes contenues dans <a href="http://www.cfej.admin.ch/c_data/f_contrat_citoyen_CFEJ.pdf" target="_blank">ce rapport intitulé Le Contrat citoyen</a>, qui sépare la question – essentielle – de la milice de celle de l’obligation de servir. Car proposer aux jeunes une alternative au service militaire, c’est non seulement accepter que l’on puisse servir son pays sous une autre forme que par un service armé, mais c’est aussi renforcer l’armée, en lui rendant un peu de sa crédibilité institutionnelle mise à mal par le fait qu’aujourd’hui, le libre choix consiste à faire ou ne pas faire son service militaire.</p>
<p>Comment ne pas s’estimer floué lorsque l’on se rend compte à 20 ans – persuadé jusqu’alors que chaque jeune Suisse est réellement tenu d’effectuer son service militaire – que dans les faits, seuls un peu plus de 50% accomplissent réellement leur obligation? Comment ne pas se sentir dupé lorsque l’on consacre près de neuf mois de sa vie à son pays alors que d’autres n’ont qu’à simplement s’acquitter de la taxe militaire?</p>
<p>Ce que tout le monde sait mais que peu de gens se risquent à dire officiellement, c’est que cette situation arrange bien l’armée, qui serait incapable d’accueillir dans ses rangs les milliers d’hommes supplémentaires qu’engendrerait un strict respect de l’obligation de servir pour tous, soit un taux d’aptitude au service approchant les 100%.</p>
<p>Est-ce une raison pour fermer les yeux et se contenter de ce système qui consacre, de fait, une inégalité de traitement entre jeunes, au mépris de la Constitution?</p>
<p>C’est pour y remédier que la CFEJ s’est penchée sur la question, en partant du principe que chaque jeune de notre pays devrait être amené, à un moment donné de sa vie, à consacrer quelques mois au service de la collectivité.</p>
<p>Car si les Suisses divergent sur le type d’armée qu’ils souhaitent, ils sont attachés au maintien d’un «service national», à travers lequel on transmettra aux jeunes les valeurs fondamentales sur lesquelles la Suisse s’est construite et renforcera la cohésion nationale.</p>
<p>Le rapport relève que les jeunes ont envie de s’engager. En témoigne le succès important que connaît le service civil, au détriment de la «voie bleue», celle de l’inaptitude pour raisons médicales. Mais ils ont aussi des exigences légitimes. Celle que les mois qu’ils vont consacrer à la collectivité leurs soient profitables dans leur cursus de formation, débouchant sur des certifications. Celle de se sentir utiles, en se voyant proposer des missions qui ont un sens à leurs yeux. Ce que l’armée ne permet plus toujours; non par sa faute, mais du fait d’un contexte géopolitique international qui a profondément changé depuis un quart de siècle, rendant caduques certaines menaces et, par ricochet, certaines missions qui lui étaient jusqu’alors confiées.</p>
<p>En proposant de mettre sur un pied d’égalité les deux types de service, la CFEJ anticipe un problème qui va se poser dans un avenir très proche, celui de l’hypertrophie de l’armée par rapport à son effectif réglementaire. Passer d’environ 190 000 hommes à l’heure actuelle à 100 000 ne se fera pas sans douleur. Comment choisira-t-on ceux qui doivent effectuer leur service et, a contrario, ceux à qui l’on chuchotera de bien vouloir payer la taxe sans faire trop de bruit? Inversera-t-on le système actuel de taxe d’exemption en introduisant un abattement fiscal pour les quelques personnes qui continueraient de servir?</p>
<p>Le libre choix entre les deux formes de service permettrait de mieux répartir les effectifs, évitant ainsi au système actuel de s’effondrer sous le poids de ses propres incohérences.</p>
<p>Mais au-delà de cette réalité des chiffres, LeContrat citoyen pose des questions fondamentales pour les jeunes de notre pays, hommes ou femmes, nationaux ou étrangers. Quelles formes d’engagement souhaite-t-on leur proposer pour renforcer leur lien avec leur communauté de vie? Quelles valeurs souhaite-t-on leur transmettre? Comment veut-on valoriser cet engagement?</p>
<p>Les propositions de la CFEJ sont iconoclastes et vont à contre-courant de bon nombre de présupposés auxquels il est difficile de s’attaquer. Mais elles ont le mérite de poser les bonnes questions, d’aborder les thèmes qui concernent directement la jeunesse suisse, force vive du pays.</p>
<p>Ces sujets n’ont pas été beaucoup abordés durant la campagne pour les élections fédérales de dimanche. Le rapport Le Contrat citoyen a été accueilli timidement, si ce n’est dans l’indifférence, par les partis politiques.</p>
<p>Ils feraient pourtant bien de s’y intéresser. On a en effet fâcheusement tendance, en Suisse, à subir les décisions importantes sous la pression des finances, plutôt que d’anticiper les évolutions rendues nécessaires. Prenez l’armée à 100 000 hommes souhaitée par le parlement. Aurait-on imaginé, il y a encore deux ans, que les effectifs seraient divisés par deux quelques mois plus tard? Certainement pas.</p>
<p>Si les questions posées par la CFEJ et les solutions qu’elle propose dérangent, c’est qu’elles mettent le doigt sur une réalité que l’on ne peut plus fuir. Et à laquelle il faut apporter rapidement des réponses, sous peine de porter définitivement atteinte au cœur de nos valeurs.</p>
<p>Pierre Maudet</p>
<p>(article original publié le 21 octobre dans le quotidien <em>Le Temps</em>)</p>
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		<title>Pour un libre choix entre services civil et militaire !</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 12:24:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’obligation de servir, telle que prévue dans la Constitution, est mise à mal depuis plusieurs années. En effet, à peine un Suisse sur deux effectue encore son service militaire ou civil jusqu’à son terme. Dans son rapport Le Contrat citoyen, publié aujourd’hui, la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse CFEJ propose de passer au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>L’obligation de servir, telle que prévue dans la Constitution, est mise à mal depuis plusieurs années. En effet, à peine un Suisse sur deux effectue encore son service militaire ou civil jusqu’à son terme. Dans son rapport Le Contrat citoyen, publié aujourd’hui, la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse CFEJ propose de passer au libre choix entre les deux formes de service. Afin de rénover l’obligation de servir, mais aussi pour offrir aux jeunes un engagement au profit de la collectivité ayant un sens à leurs yeux.</h2>
<h4><strong> L’obligation de servir pour tous n’existe plus</strong></h4>
<p>En 2010, sur 41’818 jeunes Suisses convoqués au recrutement, seuls 26&#8217;807 (soit un peu plus de 66%) ont été déclarés aptes au service militaire ou au service civil de remplacement. Plus de 15&#8217;000 jeunes de cette classe d’âge n’accompliront donc aucune forme de service. Pierre Maudet, président de la CFEJ, a rappelé cette réalité, tout en soulignant que cette situation allait encore se péjorer avec la réduction prochaine des effectifs militaires. Le passage à une Armée de 100&#8217;000 hommes — soit près de la moitié moins qu’à l’heure actuelle — créera en effet chaque année un excédent se chiffrant en milliers d’hommes.</p>
<h4><strong>Les jeunes ont envie de s’investir</strong></h4>
<p>L’énorme succès que connait le service civil depuis l’instauration de la preuve par l’acte — 1&#8217;946 demandes en 2008, 7&#8217;213 en 2009 — montre pourtant que les jeunes ont envie de s’investir pour la collectivité. Mais plus forcément par le biais de l’Armée, qui connaît une baisse d’attractivité, notamment en raison de missions devenues moins évidentes pour la jeunesse. Rappelant qu’une majorité de la population et de la classe politique reste toutefois attachée au principe de l’obligation de servir, la CFEJ propose de passer à un régime de libre choix entre les deux formes de service, afin de rétablir l’égalité de traitement.</p>
<h4><strong>Un contrat passé entre les jeunes et la collectivité</strong></h4>
<p>Pour la CFEJ, il est aussi important que les périodes de service militaire ou civil s’insèrent au mieux dans le cursus de formation des jeunes, afin qu’ils ne soient pas pénalisés à l’heure de rentrer sur le marché du travail. Ces périodes d’engagement doivent ainsi systématiquement déboucher sur une certification. En s’engageant pour la collectivité et en signant son Contrat citoyen, le jeune aura la certitude que ses efforts seront reconnus et synonymes de valeur ajoutée.</p>
<h4><strong>Le service civil pour relever les défis du pays</strong></h4>
<p>La CFEJ estime que l’arrivée de milliers de nouveaux civilistes ne constituerait pas un problème pour l’économie privée, du fait de la nature des missions confiées au service civil. Au contraire, la montée en puissance de ce dernier permettrait à la Suisse de relever de nombreux défis, notamment en matière énergétique ou dans le domaine de la santé.</p>
<p>La commission voit également « plus loin », en proposant d’ouvrir le service civil aux jeunes étrangers, dans une démarche intégratrice visant à l’obtention accélérée du passeport suisse.</p>
<h4><strong>Un système réaliste</strong></h4>
<p>La mise en place du libre choix entre les deux types de services semble également tout à fait envisageable en termes de capacité de l’Organe d’exécution du service civil à absorber un afflux massif de nouveaux civilistes. Il le démontre d’ailleurs dans les faits depuis 2008.</p>
<p>La priorité à la sécurité du pays et donc à l’Armée serait également garantie, par le biais d’une clause de sauvegarde inscrite dans la Constitution.</p>
<h4><strong>Redonner un sens à l’obligation de servir</strong></h4>
<p>Au final, le Contrat citoyen, tel que pensé par la CFEJ, permettrait d’ancrer les services militaire et civil dans la réalité du XXIe siècle, tout en ayant l’avantage de ne nécessiter qu’une adaptation du modèle existant, ainsi que de respecter l’attachement tant du peuple que des autorités à la notion d’obligation de servir.</p>
<p>Par ce rapport, qui sera transmis au Conseil fédéral, au Conseil des Etats et au Conseil national, la CFEJ espère avoir apporté les bases d’un débat plus que jamais nécessaire, mais surtout urgent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/10/f_contrat-citoyen_CFEJ.pdf">Le contrat citoyen en français</a></p>
<p><a href="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/10/d_contrat_citoyen_EKKJ.pdf">Ein Dienst für das Gemeinwohl auf Deutsch</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pour de plus amples informations :</strong></span></h4>
<p>Secrétariat de la CFEJ, ekkj-cfej@bsv.admin.ch, 031 322 79 80 / 079 443 85 67</p>
<p>www.cfej.ch</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Armée : la vision zéro</title>
		<link>http://www.pierremaudet.ch/2011/09/12/armee-la-vision-zero/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 07:58:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De combien d’hommes l’Armée suisse a-t-elle besoin ? 10&#8217;000, 60&#8217;000, 100&#8217;000, 120&#8217;000 ? Depuis quelques mois, les chiffres se sont remis à fuser, dans un pseudo débat qui connaîtra un épilogue – provisoire – cette semaine aux Chambres fédérales. Le problème ? Les effectifs proposés ne reposent sur aucune réflexion stratégique, mais uniquement sur l’approche émotive que chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>De combien d’hommes l’Armée suisse a-t-elle besoin ? 10&#8217;000, 60&#8217;000, 100&#8217;000, 120&#8217;000 ? Depuis quelques mois, les chiffres se sont remis à fuser, dans un pseudo débat qui connaîtra un épilogue – provisoire – cette semaine aux Chambres fédérales.</h2>
<p>Le problème ? Les effectifs proposés ne reposent sur aucune réflexion stratégique, mais uniquement sur l’approche émotive que chaque parti a de l’Armée.</p>
<p>L’UDC ne démord pas de son armée de masse, allouant un homme en arme derrière chaque sapin à la frontière. L’Armée est un symbole auquel on ne touche pas ; peu importe à quoi elle sert. Enfin si : « à protéger la population », concept suffisamment diffus pour ne pas être développé.</p>
<p>A l’autre extrême, le Parti socialiste propose une armée de 10&#8217;000 hommes maximum. Là aussi, le chiffre ne repose pas sur une analyse de la situation en termes de menaces auxquelles le pays doit faire face, mais sur un symbole : celui d’une « petite » armée, en opposition à la « grosse » soutenue par l’opposé de l’échiquier politique.</p>
<p>Entre deux, le Conseil fédéral propose 80&#8217;000 après avoir évoqué 60&#8217;000 l’année passée, et le Parlement retient 100&#8217;000, à ce stade. Des chiffres encore inimaginables voilà deux ans en arrière, ce qui illustre bien la fuite en avant dans un marchandage totalement déconnecté des réalités militaires.</p>
<p>Cette absence de raisonnement stratégique est consternante. Non seulement parce qu’elle témoigne du peu de respect vis-à-vis des soldats et cadres qui consacrent encore à l’Armée plusieurs semaines par année, avec le sentiment de plus en plus fréquent de ne pas savoir à quoi ils servent. Mais surtout parce qu’elle décrédibilise un peu plus une institution qui n’avait pas besoin de cet énième coup de canif.</p>
<p>Il y aurait pourtant à faire en termes de réflexions sécuritaires. Les menaces conventionnelles auxquelles le pays était encore confronté il y a 20 ans ont disparu. Le risque de voir des chars soviétiques envahir le territoire suisse paraît en effet assez réduit…</p>
<p>Mais le pays fait désormais face à d’autres types de risques, mettant tout autant en danger sa stabilité. Les régions limitrophes, que cela soit Bâle, Genève ou le Tessin, font face à une nouvelle criminalité, extrêmement mobile et faisant souvent preuve d’une rare violence. Genève en sait quelque chose, à l’heure où ses problèmes d’insécurité émeuvent jusqu’à Berne.</p>
<p>Mais étonnamment, personne ne se pose la question du rôle que pourrait jouer l’Armée pour résoudre cette nouvelle équation sécuritaire. Elle constitue pourtant à ce jour l’unique instrument national de sécurité, la police fédérale restant hélas à l’état embryonnaire.</p>
<p>Ne devrait-on pas repenser son rôle, en lui confiant par exemple davantage de missions de gendarmerie ? Ou alors, si l’on s’y refuse, de redistribuer une partie du budget de l’Armée aux polices cantonales et aux gardes-frontière, afin de leur donner réellement les moyens d’assumer leurs missions ? Ce rééquilibrage profiterait sans doute largement à la population.</p>
<p>Là encore, silence radio, aucune réflexion en la matière. D’abord le nombre d’hommes pour satisfaire la symbolique partisane ; on discutera ensuite de qu’on leur fera faire. Ou pas.</p>
<p>A ce propos, je pose une petite question subsidiaire aux stratèges du Palais fédéral : vous êtes-vous en effet demandé ce qu’il adviendra des dizaines de milliers d’hommes « en trop » qu’une Armée à 80 ou 100&#8217;000 hommes supposerait, en regard du principe constitutionnel de l’obligation de servir ?</p>
<p>L’effectif réglementaire actuel de l’Armée est en effet d’un peu plus de 190&#8217;000 hommes. Que fera-t-on des milliers de recrues et soldats qui, chaque année, seront devenus surnuméraires ? Les renverra-t-on gentiment à la maison après avoir fait un tri entre les « bonnes » et les « mauvaises » graines, bafouant ainsi un peu plus le principe d’égalité de traitement dans le cadre de la conscription ? Réduira-t-on le nombre de cours de répétition, rendant ainsi disproportionné le coût de la formation militaire par rapport à son usage sur la durée ? Procédera-t-on par tirage au sort ?</p>
<p>Je me réjouis déjà de la réponse du Parlement. D’ici 2045… A moins que l’actualité ne le rattrape pour le placer plus vite que prévu devant ses intenables contradictions.</p>
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		<title>Allocution à l&#8217;occasion de la Fête nationale du 1er août au Parc des Bastions</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 12:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette année, j&#8217;ai eu l&#8217;honneur et le plaisir de présider la Fête nationale du 1er août, organisée par la Ville de Genève au Parc des Bastions. Cette très belle fête qui a rencontré un grand succès tout au long de la journée&#8230;et de la nuit, fut l&#8217;occasion pour moi de m&#8217;adresser à la population. Retrouvez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Cette année, j&#8217;ai eu l&#8217;honneur et le plaisir de présider la Fête nationale du 1er août, organisée par la Ville de Genève au Parc des Bastions. Cette très belle fête qui a rencontré un grand succès tout au long de la journée&#8230;et de la nuit, fut l&#8217;occasion pour moi de m&#8217;adresser à la population. Retrouvez ci-dessous mon discours dans son intégralité.</h2>
<p>Mes chers compatriotes,</p>
<p>Amis de la Suisse, de Genève ou d’ailleurs,</p>
<p>C’est avec un immense plaisir mais également avec une certaine fierté que je prends la parole devant vous ce soir, en ma qualité de Maire de Genève, pour vous adresser d’abord les plus cordiaux messages des autorités municipales à l’occasion de la fête nationale.</p>
<p>Mon plaisir provient précisément de l’accueil aux Bastions d’un hôte d’honneur un peu particulier puisqu’il s’agit sans doute du canton suisse le mieux implanté à Genève, le mieux représenté par ses nombreux produits d’exportation, le mieux à même de comprendre l’esprit frondeur de la Cité de Calvin, j’ai nommé le Valais. Bienvenue chez vous, chers amis valaisans ! Et merci de votre présence nombreuse ce soir, accompagnée d’un magnifique soleil.</p>
<p>Ma fierté quant à elle résulte de la magnifique manifestation que nous vivons en ce moment aux Bastions, pour laquelle je remercie chaleureusement les organisateurs et les participants, qui me permet de confirmer que Genève et ses habitants aiment leur pays plus que quiconque, ce qui en fait la plus belle ville de Suisse. C’est ce que tous les maires de Suisse diront ce soir à leurs concitoyens, mais la différence, c’est qu’à Genève c’est vrai.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>La coutume a voulu que l’on prononçât chaque 1<sup>er</sup> août un discours en mémoire des trois Suisses aux bras noueux qui fondèrent voilà 720 ans notre glorieux pays. Je ne faillirai pas à la tradition qui permet de revisiter à la lumière du passé quelques interrogations du présent.</p>
<p>A telle enseigne que je placerai ce soir cette allocution sous le double signe de la liberté humaine et de la justice sociale.</p>
<p>Deux notions fondamentales dans le Pacte de 1291 mais aussi dans la Constitution de 1848 et ses suivantes. Deux enjeux essentiels pour le fonctionnement de la société d’aujourd’hui comme d’hier. Deux objectifs incontournables pour quiconque songe à se mettre au service de l’intérêt général, par exemple dans le cadre d’un mandat communal.</p>
<p>Mais surtout deux préoccupations majeures qui trouvent des échos divers dans la vie de tous les jours, comme j’ai l’occasion de m’en rendre compte dans l’exercice de mon mandat, au contact direct et quotidien de la population.</p>
<p>Car ces deux valeurs ont subi de sérieux coups de canif au cours des derniers mois, voire des dernières années si l’on y regarde bien. Les plus résignés mettront cela sur la « malice des temps », pour reprendre l’expression même de l’introduction du Pacte. Les plus réalistes admettront simplement que « les temps ont changé » et que rien n’est jamais définitivement acquis, pour la Suisse comme pour Genève.</p>
<p>En tout état de cause, je ne cesse d’entendre autour de moi la complainte du déclin de la Suisse, de recevoir des courriers pleurant la « Genève d’antan », d’enregistrer des remarques fatalistes du type « de toute façon, nous ne pouvons rien y faire, tout le monde nous en veut ». Un syndrome Caliméro, version helvétique, qui témoigne d’un double sentiment de perte de maîtrise et d’injustice ressenti dans la population.</p>
<p>Et l’actualité nous a servi de multiples exemples de ce syndrome, entre notre vain combat pour le respect de la sphère privée dans le domaine bancaire, le déshonneur subi par les lubies d’un dictateur méditerranéen en voie de déchéance, l’enlisement pathétique et dangereux des réformes de notre armée, l’impossible répartition des sacrifices entre générations en matière de retraites ou d’assurance chômage, jusqu’à l’accaparement de nos rues par quelques escrocs semblant jouir d’une grande impunité. Je comprends ce sentiment de perte de maîtrise avec pour corollaire une perte de confiance dans la classe politique. Et cela m’inquiète.</p>
<p>Car je ne partage pas ce sentiment pour autant. D’abord je crois que les Suisses savent en leur for intérieur que la Suisse ne peut ni ne doit rester immobile. Ensuite je sais que la Suisse ne peut raisonnablement pas céder à la seule tentation du repli et de l’isolement. Enfin, j’ai la conviction que la Suisse ne fera pas le choix du fatalisme, si tant est que ce soit un choix, hélas porté par certains responsables politiques.</p>
<p>Car c’est une chose de reconnaître les difficultés de l’époque, d’admettre des faiblesses et de poser un constat sans complaisance sur la situation du pays. C’en est une autre de sombrer corps et biens dans l’autoflagellation, dans la compromission ou pire, dans l’indifférence. C’est cela qui devient insupportable aujourd’hui, cet abandon de soi, cette capitulation devant la difficulté. C’est cela qui vous exaspère, qui nous exaspère à juste titre.</p>
<p>Mais chacun peut agir, en réalité. Et cette attitude commence au niveau de la commune, devant sa porte. Car avant de blâmer le monde entier, examinons honnêtement nos comportements : nous disons « ça n’est pas grave » quand nous commettons une petite incivilité, et « c’est inacceptable » quand ce sont les autres qui les commettent.</p>
<p>On sous-estime les dégâts que font ces petites agressions quotidiennes, ces feux rouges brûlés par une auto, ces sens uniques remontés par un vélo, ces agressions verbales, ces tags qui maculent les écoles, ce vandalisme rampant. A l’arrivée, notre comportement collectif est parfois celui d’enfants gâtés, toujours attentifs à leurs droits, souvent oublieux de leurs devoirs. Autant de comportements qui constituent de petits foyers que le contenu d’un simple verre d’eau suffirait à éteindre si chacun y prêtait garde, mais qui nécessitent finalement l’intervention des Canadairs lorsqu’il est déjà trop tard.</p>
<p>A cet égard, les Suisses de 1291 ne s’y étaient pas trompés : la sécurité et le bien-être collectif sont d’abord l’affaire de chacun et ensuite l’affaire de tous. Les exigences quant à ses propres droits supposent au préalable la stricte observation de devoirs librement consentis. C’est ce que l’on appelle la <strong>responsabilité citoyenne</strong> et c’est ce qui évite – c’est ma conviction – que l’on vive sous l’empire de la loi du plus fort.</p>
<p>En d’autres termes, la défense de nos libertés – publiques et privées – et la garantie d’une certaine justice sociale se joue aujourd’hui sur le terrain de la responsabilité d’abord individuelle puis collective. C’est là ma conviction.</p>
<p>Comme c’est ma conviction qu’il s&#8217;agit de dire aujourd’hui, haut et fort, que nous souhaitons un pays qui sache tenir son rang. Que nos libertés ne sont pas négociables. Que nous désirons d&#8217;abord nous préoccuper de la manière dont on produit des richesses avant de penser à en manger les fruits. Que l&#8217;Etat a été créé pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens et qu&#8217;il doit en avoir l&#8217;autorité nécessaire. Que l&#8217;école doit cultiver le goût de l&#8217;effort et du travail, car ce sont là des valeurs auxquelles nous croyons. Que le montant de nos impôts ne doit pas entraver la volonté d&#8217;entreprendre. Que nos dettes publiques, qui reportent sur d&#8217;autres générations le prix de notre incapacité à faire des choix, n&#8217;entrent pas dans notre conception du développement durable.</p>
<p>Autant de déclinaisons de la fameuse devise de 1291 « un pour tous, tous pour un » que nous devons concrétiser dans un monde devenu un, sur un contient qui s’unit, dont les frontières spatiales s’amenuisent avec l’émergence de nouveaux territoires et les frontières temporelles s’allongent avec l’évolution démographique bien connue.</p>
<p>Autrement dit, la Suisse doit aujourd’hui relever le double défi de nouer de nouvelles alliances pour mieux se défendre, en participant plutôt qu’en subissant, et de trouver de nouveaux équilibres notamment entre les générations, en répartissant différemment d’abord les sacrifices puis les richesses.</p>
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<p>Pour moi, la Suisse ce n’est pas une nostalgie. Celle d’un passé que l’on vénère pour mieux oublier les déceptions présentes d’un avenir moins glorieux. La Suisse n’est jamais si grande que lorsqu’elle montre le chemin. La Suisse ce n’est pas un musée, ce n’est pas un parc d’attraction pour touristes, ce n’est pas non plus une réserve d’indigènes en attente de se faire scalper.</p>
<p>Pour moi, la Suisse c’est un projet. Un projet en mouvement dont les valeurs portantes sont intemporelles, mais dont les structures et les acteurs doivent se renouveler en démontrant leur goût du risque et de l’effort et leur capacité d’espérer et d’aimer profondément.</p>
<p>Ne partons pas dans la contemplation d’un passé brillant. Partons à la conquête d’un avenir prometteur que nous ne devrons qu’à nous parce que nous l’aurons voulu.</p>
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<p>Mes chers compatriotes,</p>
<p>« L’Histoire n’est pas faite par des gens qui défendent leur position, mais par des gens qui créent des positions nouvelles » disait Denis de Rougemont. Puissions-nous donner à la jeunesse de notre pays le goût de relever sans tabous ni complaisance, mais avec audace et panache, ces défis passionnants qui se dessinent à l’horizon.</p>
<p>Vive Genève ! Et vive la Confédération suisse !</p>
<p>*  *  *  *  *  *  *</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1172" title="Le Valais à l'honneur, M. Maurice Tornay, Conseiller d'Etat valaisan, m'a accompagé dans la partie officielle de cette Fête nationale" src="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/08/m_maudet_m_tornay_03.jpg" alt="" width="283" height="189" /></p>
<p><em>Le Valais  à l&#8217;honneur, M. Maurice Tornay, Conseiller d’État valaisan, m&#8217;a accompagné dans la partie officielle de cette Fête nationale</em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-1174" title="lutte_suisse_04" src="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/08/lutte_suisse_04.jpg" alt="" width="283" height="189" /></em></p>
<p><em>Pas de Fête nationale sans démonstration de lutte&#8230;</em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-1175" title="concours_03" src="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/08/concours_03.jpg" alt="" width="283" height="189" /></em></p>
<p><em>Les enfants à l&#8217;honneur et des déguisements plus incroyables les uns que les autres!<br />
</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1173" title="feu_joie_01" src="http://www.pierremaudet.ch/blog/wp-content/uploads/2011/08/feu_joie_01.jpg" alt="" width="283" height="189" /></p>
<p><em>Un allumage de feu de joie étonnant, sous la vigilance des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève</em></p>
<p><em>Ces photos ont été réalisées par Fabienne Muller (www.fabiennemuller.ch)<br />
</em></p>
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