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Les règles du jeu doivent être respectées

Le Conseil d’Etat, unanime, l’a dit hier: l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse », sur laquelle nous voterons le 9 février prochain, doit être combattue. Son acceptation mettrait en péril notre prospérité. Rien de moins.

Pour autant, le gouvernement n’est pas dupe des effets collatéraux générés par la libre circulation des travailleurs.

Sans cette libre circulation, Genève manquerait de 60’000 personnes actives pour faire fonctionner ses entreprises. Sans l’immigration, le volet «assurance» de l’AVS serait déficitaire depuis plus de vingt ans. Les craintes sont nombreuses au sein de la population.

A celles et ceux qui voient une conséquence directe de la libre circulation des personnes dans leurs difficultés à trouver un logement à un prix abordable, à se rendre aisément sur leur lieu de travail, ou encore à trouver un emploi, l’Etat doit apporter des réponses, rassurer quant à sa capacité à comprendre et, surtout, à gérer les flux migratoires.

Nous savons notamment que la sous-enchère salariale qui frappe certains domaines de l’économie conduit à une précarisation des emplois et fragilise une partie de la population, mettant à mal la cohésion sociale qui fait la force de Genève et garantit sa stabilité.

L’application de la libre circulation des personnes doit ainsi être davantage contrôlée, en appliquant rigoureusement les normes en matière de lutte contre le travail au noir et contre les abus en tout genre.

Les règles du jeu doivent impérativement être respectées et nous n’hésiterons pas à frapper fort en cas d’infraction.

Notre croissance économique n’est pas un but en soi mais un moyen d’accroître le niveau et la qualité de vie de la population. De toute la population. Comme nous l’avons dit à l’occasion du discours de Saint-Pierre, nous devons permettre à chacun de trouver une place, avec le précieux concours des entreprises, seules à même de créer des emplois et de la richesse. L’Etat doit ainsi être un moteur et non un frein de notre économie.

C’est en rappelant fermement cet engagement et en le mettant en œuvre par des actes concrets que nous convaincrons la population, le 9 février prochain, de réaffirmer son attachement à une Genève ambitieuse et ouverte sur le monde, refusant la tentation du protectionnisme.

Pierre Maudet

Commentaires (4)

  • Richard Gisel

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    Parfaitement raison, effectivement, dans n’importe quel jeu, il y des règles. Respectons les, pour ma part, j’ai horreur des tricheurs. Fermeté doit être le live motif de cette législature qui est prometteuse.
    Richard Gisel

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  • Eric

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    Bonjour,
    Au chômage actuellement, nous résidents à Genève nous nous sentons envahis et dans l’impossibilité de trouver un travail. tous les secteurs de l’économie à Genève sont remplis de gens de UE y compris à l’office de l’emploi. La Suisse doit voter oui à l’UDC et dire stop car le phénomène va s’empirer. La Suisse jouit d’une bonne base de formation pour les jeunes, le CFC par exemple mérite d’être revalorisé au lieu de prendre les gens de l’UE. Tout ce qui nous reste ce sont les Eds et encore faut trouver une place …

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  • max

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    Cher Monsieur Maudet,
    Je vous remercie beaucoup ainsi que votre parti pour votre engagement.
    Après le vote du 9 février 2014,pourriez-vous faire en sorte que Genève et la région puisse vraiment garder son statut international et que nous ne soyons pas rétrograder en simple bourgade provinciale même si la grandeur actuelle de Genève peut le faire penser.En effet, aucune ville au monde de la grandeur de Genève ne peut se targuer d’avoir les avantages que Genève offre aujourd’hui tant dans les communications que les services de toutes sortes.Toutefois,ne pourrait-on pas mieux prendre le temps d’expliquer ce qu’est Genève et sa région,ses défis et ses besoins futurs aux habitants afin de pouvoir enfin réaliser toute une série d’infrastructures qui ne peut plus attendre maintenant faute d’avoir une ville obsolète et sur le retour dans un très proche avenir? Merci de bien vouloir faire comprendre clairement/lisiblement Genève et ses enjeux à des habitants souvent peu conscient des atouts,menaces et autres défis de notre belle région.Meilleures salutations.

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    • Pierre Maudet

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      Bonjour,

      Merci pour votre message et votre soutien.

      A la suite du vote du 9 février, le Conseil d’Etat genevois est déterminé à agir du côté de Berne afin que notre canton soit le moins durement touché par les conséquences de l’acceptation de cette initiative.

      Canton ouvert et se « nourrissant » des flux de population et de cultures, Genève ne peut en effet se permettre de se replier sur lui-même.
      Par ailleurs, le gouvernement est résolu à doter le canton d’infrastructures en lien avec sa taille et avec son statut de cité internationale, notamment dans le domaine des transports.

      Cordialement,

      pm

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