Police municipale: que de chemin parcouru !

Le Conseil municipal a accepté hier, en urgence, la création de dix nouveaux postes d’agents de police municipale (APM).

Pourquoi cette urgence ? Parce que la police municipale est victime de son succès. Entamée en février dernier, la campagne de recrutement de nouveaux agents a dépassé toutes les attentes, nécessitant la création de nouveaux postes non prévus au budget 2012.

En novembre prochain, ce ne sera en effet pas une mais deux écoles de formation qui vont ouvrir leurs portes, avec des effectifs deux fois plus importants que prévus.

Si cette campagne de recrutement, réalisée avec l’ensemble des communes genevoises, s’est avérée si fructueuse, c’est assurément que l’image des APM est en train de changer aux yeux de la population.
En 2007, à mon arrivée à la tête du Département de l’environnement urbain et de la sécurité, les anciens ASM (agents de sécurité municipaux) n’avaient, malgré leur appellation, pratiquement aucunes compétences en matière de sécurité et étaient trop souvent affublés de surnoms peu glorieux (on se souvient des « gardes-platanes »…).

Début 2010, la nouvelle Loi sur la police municipale est entrée en vigueur, élargissant considérablement le champ d’intervention des policiers municipaux et leur confiant une mission bien précise, celle de police de proximité.

Depuis, leurs effectifs n’ont cessé de croître. Au nombre de 96 en Ville de Genève en 2009, les APM seront 141 en début d’année prochaine, soit une augmentation de près de 50%. De plus, un nouveau poste de quartier devrait bientôt voir le jour du côté des Acacias.

De par leur présence sur leur terrain, leurs contacts répétés avec la population et le traitement des conflits en amont, les APM prouvent tous les jours l’importance et l’utilité d’une véritable police de proximité.

La création des 10 nouveaux postes a été acceptée par l’ensemble des forces politiques du Conseil municipal. La preuve que la gauche, elle aussi, a compris que l’insécurité ne se combat pas à l’aide de médiateurs culturels ?

C’est surtout le succès d’une méthode, celle de la concertation entre la Ville, les communes et l’Etat, d’une volonté politique claire, celle d’assumer la tâche régalienne confiée à l’Etat d’assurer la sécurité de toutes et tous et, enfin, d’une approche pragmatique, qui consiste à construire la sécurité et non à la décréter à coups de slogans.

Pierre Maudet

Commentaires (3)

  • RUFFIEUX Sylvie

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    Mon cousin P.B. a postulé en début d’année pour la poliice il a 38 ans et on l’a refusé seulement à cause de l’âge, il a travaillé 9 ans à Genève et cherche du travail et est franco-suisse. Il connait bien notre ville et cherche un travail. Que pouvez vous faire pour lui il est disponible puisqu’il y a un grand manque de policiers ? Merci beaucoup.

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  • Pierre Maudet

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    Chère Madame,

    Votre cousin a-t-il postulé auprès de la Police municipale de la Ville de Genève ? Si tel est le cas, vous pouvez me faire parvenir son dossier par email (à l’adresse pierre.maudet@ville-ge.ch) et je me renseignerai auprès de mes services pour savoir ce qu’il en est. Depuis 2 ans, sous mon impulsion, la Police municipale n’a plus de restriction d’âge, mais des restrictions médicales et de condition physique.

    S’il a postulé auprès de la Police cantonale, je ne peux malheureusement vous aider.

    cordialement

    pm

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  • Karine

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    M.Maudet,
    C’est dommage que encore une fois, les papiers, les diplomes soient la 1ère chose qu’on contrôle lors d’une inscription.
    L’envie et les aptitudes sont prise en main après les papiers.
    Je sais que il en a des règles, mais bon on est pas tous pareil.
    Je ne peu pas m’inscrire, car je suis étrangère et mon diplôme n’est pas reconnu sur le plan fédéral. Cependant, si je travaillait depuis quelques années comme sécuritas, j’aurais pu avoir l’espoir….
    Finalement, les diplômes ne sont pas vraiment une conditions a remplir… Moins encore l’envie….

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