Cachez ces villes que je ne saurais voir !

Il est des réalités que certains parlementaires fédéraux ont du mal à saisir. Par exemple celle que la Suisse, de Genève à Saint Gall, ne forme bientôt plus qu’une grande métropole. Trois quarts de la population vit en en effet milieu urbain, dont près de 40% uniquement dans les 5 plus grandes villes que sont Zurich, Genève, Bâle, Lausanne et Berne.

Conséquence logique de cette répartition de la population, les villes et les cantons urbains doivent supporter des charges nettement plus importantes que les régions périphériques en matière de mobilité, d’enseignement, de sécurité ou de prestations sociales.

La solidarité entre cantons grâces à laquelle la Suisse s’est construite s’applique bien évidemment aussi au niveau financier. La péréquation financière permet ainsi de distribuer aux cantons les plus « pauvres » plusieurs milliards de francs par année, versés par la Confédération et les cantons les plus « riches ».

Le Conseil national devait décider hier où iraient les 112 millions de francs supplémentaires que la Confédération doit verser d’ici 2015, destinés à corriger en partie les inégalités de traitement entre cantons. Les villes, logiquement, réclamaient cette somme.

La majorité de la Chambre basse a refusé cette demande, de crainte de mettre à mal le principe de solidarité. Qui voudrait pourtant que les régions les plus touchées par les impacts socio-démographiques de la croissance du pays soient justement rétribuées pour les prestations qu’elles offrent à la population.

Ce refus du Conseil national montre une fois encore que les villes doivent absolument accroître leur présence à Berne afin de se faire entendre au sein d’un système politique qui ne les avantage pas. D’où l’importance de créer un solide réseau des suisses, que je compte renforcer tout au long de mon année de Mairie.

Commentaires (3)

  • Schreyer Gilbert

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    Il ne faut pas oublier les élections nationales de cet automne. Mettre les bonnes personnes à la bonne place.

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  • Fgerardo78

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    Monsieur Maudet,

    Ce jour nous apprenons que le projet PHENIX de la réorganisation de la police souhaite une police unique qui incluerait les polices municipales, je trouve cela très intéressant au niveau sécuritaire à Genève. La population veut vraiment des policiers polyvalents qui règlent les problèmes de sécurité. Votre police municipale fait un bon boulot sur le côté proximité mais au niveau sécuritaire ils sont vraiment pas utiles (compétences et..) donc c’est vrai que les gens paient des impots mais pas pour avoir une police municipale qui passent à côté d’un groupe de dealers et intervienne QUE pour aller verbaliser un véhicule mal garé (faut leur donner les compétences)!!!

    La crédibilité de ces agents est nul et pas sécurisant à part pour les amendes et les salubrité:: DONC OUI POUR QUE LA Police municipale ait de VRAIS COMPETENCES DE POLICE, QU’ILS TRAVAILLENT 24/24, ET SOIT ARME,

    TOUT CELA AIDERAIT LES GENDARMES, ET SURTOUT A LA POPULATION QUI AURAIT UNE VRAI POLICE DE PROXIMITE DANS LEUR QUARTIERS ET NON PAS UNE PSEUDO POLICE. DONC BRAVO A MME ROCHAT POUR CETTE IDEE ET ELLE SERA SOUTENUE PAR LA POPULATION ET LES POLITIQUES A MON AVIS !!

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    • Pierre Maudet

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      Je ne partage pas votre avis.

      Les compétences des policiers municipaux en matière sécurité ont été largement rehaussées depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les agents de la police municipale en janvier 2010. Ils sont désormais habilités à procéder à des interpellations, par exemple de dealers dans le cas que vous citez. Ils n’ont toutefois pas de compétences en matière de police judiciaire non uniformée. La gestion des amendes de stationnement est quant à elle principalement du ressort du Canton, par le biais de la Fondation des parkings.

      La police municipale effectue un indispensable travail de proximité et d’îlotage, reconnu des habitants et des commerçants, que la police cantonale ne peut que difficilement réaliser, faute d’effectifs suffisants. Les deux corps sont donc complémentaires, leurs missions ne se superposant pas comme c’est par exemple le cas dans certaines communes vaudoises.

      Cette police de proximité a été souhaitée non seulement par les communes, mais aussi par le Canton par le biais de la nouvelle loi. Vouloir l’incorporer dans une police cantonale unique serait aller à l’encontre de cette volonté et remettre en cause les efforts entrepris pour une sécurité plus proche de la population, dont les effets commencent seulement à se faire sentir.

      pm

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