La gauche ne peut plus s’opposer à une baisse d’impôts !

Comme tous les Genevois, je remplis ces jours-ci ma déclaration d’impôts. Contribuer fiscalement au bon fonctionnement de l’Etat, en finançant ainsi des services publics de qualité, représente pour moi un acte citoyen, auquel je me plie de bonne grâce.

Mais l’effort financier demandé – et donc le taux d’imposition – doit reposer sur des critères objectifs.

Il y a à peine 18 mois, la Ville, dans sa majorité rose-rouge-verte, criait au loup : la baisse d’impôts, soutenue par le Parti libéral – radical (PLR) et massivement acceptée par le peuple – 64.2% de oui en Ville de Genève ! -, allait conduire les finances de la Ville à leur perte.

La gauche prédisait alors un trou de 40 millions de francs dans les comptes 2010 et menaçait de devoir couper dans les prestations pour équilibrer les comptes communaux.

Et voilà qu’aujourd’hui, à l’heure de la présentation des comptes 2010 de la Ville, ma collègue Sandrine Salerno annonce un… excédent de recettes de 81 millions de francs ! Qui ne s’explique pas par des investissements en quantité insuffisante, puisque le plafond qui leur avait été alloué a été dépassé. Pas plus que par une conjoncture particulièrement favorable l’année dernière : cela fait 6 ans que la Ville engrange des bénéfices, ceux-ci ayant atteint plus de 160 millions de francs en 2009 !

Devant ce constat, et dans la perspective d’un nouvel excédent de recettes prévu pour 2011, une seule action s’impose : une baisse d’impôts ! Ne serait-ce que de la moitié du bénéfice 2010, en baissant de 3 points le centime additionnel, actuellement fixé à 45.5.

Baisse logique et attendue face à laquelle la gauche ne peut plus s’opposer. Remettons cet argent qui remplit les caisses de la Ville dans le porte-monnaie de la population, afin de desserrer l’étau fiscal qui l’étreint et de revigorer son pouvoir d’achat. Il faut en effet aussi savoir créer des richesses, ce que la gauche oublie parfois, s’évertuant à trouver de nouvelles dépenses.

Les couples avec enfants commenceront d’ailleurs à sentir depuis cette année les fruits de la votation de 2009, en économisant plusieurs milliers de francs sur leurs impôts 2010. Pour prendre un exemple concret, un couple gagnant à deux 120’000 francs par année économisera plus de 3500 francs, soit une baisse de plus de 20%.

Poursuivons cet effort en direction d’une fiscalité plus équilibrée. Si nécessaire en développant des recettes publiques non fiscales, comme je le fais concrètement au sein de mon Département, en intensifiant les ventes de papier ou de verre à des fins de recyclage.

Afin que la perspective du 31 mars ne laisse pas un goût amer dans la bouche des Genevois …

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