La Ville n’a pas attendu le Parti socialiste pour soutenir l’apprentissage !

Le PS aime apparaître comme le grand défenseur de l’apprentissage en Ville de Genève. En témoigne sa dernière initiative municipale, réclamant la création de 300 places, reprise dans ses slogans de campagne. A en croire que la Ville ne fait rien pour valoriser et soutenir cette filière de formation, alors même que les deux magistrats en charge des ressources humaines et du social sont… socialistes.

Ces dernières années, l’augmentation des places d’apprentissage au sein de l’administration municipale est pourtant impressionnante, puisqu’elle atteint près de 75 %, le nombre de places étant passé de 46 en 2007 à 80 en 2010.

La Ville ne reste donc pas les bras croisés. Les objectifs du PS apparaissent quant à eux difficiles à réaliser à l’horizon d’une législature, puisqu’il faudrait augmenter le nombre de places d’apprentissage de… 450%.

A moins que l’on ne s’inspire du Département de l’environnement urbain et de la sécurité, qui a connu une augmentation de… 400% des places d’apprentissage en quatre ans. On partait certes de loin, le nombre de places se comptant sur les doigts d’une main à mon arrivée en 2007. Mais la gauche prendrait-elle pour exemple le seul département présidé par un magistrat de droite ?

Plaisanterie mise à part, la valorisation de cette filière de formation n’est pas l’apanage d’un seul parti. La politique de l’emploi, même si elle reste en grande partie dictée par le Canton et la Confédération, peut aussi être influencée par les communes, par des actions ponctuelles.

Cette semaine, une conseillère municipale d’extrême gauche a faillé s’étrangler devant moi tant elle était outrée qu’un service, la voirie en l’occurrence, présidée par un magistrat… de droite, puisse favoriser l’embauche de chômeurs, suisses, et père de familles…

C’est pourtant par le biais d’actions pragmatiques de ce type que l’on crée des solutions en matière d’emploi.

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