La Police municipale prouve que le bonneteau n’est pas une fatalité !

Le retour des beaux jours laissant supposer un retour… des joueurs de bonneteau, j’ai demandé à la Police municipale d’accroître sa présence au centre-ville afin de dissuader ces escrocs de se réapproprier les rues basses et les quais. Concrètement, ce sont 6 agent-e-s de plus qui arpentent en permanence trois secteurs considérés comme problématiques (rues basses, quais Wilson et quai du Mont-Blanc).

Revenant d’un tour sur le terrain, je constate avec satisfaction que cette visibilité renforcée des agents est efficace, puisque je n’ai croisé aucun de ces attroupements qui suscitent de plus en plus l’agacement des Genevois, se sentant dépossédés de leurs rues.

Malheureusement, cette présence accrue au centre-ville ne peut se faire qu’au détriment d’autres quartiers qui se voient amputés temporairement d’une partie de leurs effectifs. Et il est évident que de telles actions ne seront efficaces sur le long terme que si elles s’inscrivent dans le cadre d’une politique coordonnée avec le Canton.

En effet, si nous devions faire face à une nouvelle vague massive de joueurs de la Police municipale ne pourrait pas seule y faire face. Il faut en effet se rendre compte qu’elle se situe au bout de la chaîne du dispositif de sécurité, et doit pouvoir compter sur un relais efficace de la part de la police cantonale.

Mais je ne boude pas mon plaisir : l’opération est pour l’heure un succès et permet à la Police municipale de se concentrer sur d’autres types de délits, tels que les vols à la tire ou les pickpockets. Elle prouve également, s’il fallait encore le faire, toute l’utilité et l’efficacité d’une police de proximité uniformée.

Commentaires (9)

  • Vincent

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    Hier 25 mars j’ai vu des joueurs de bonneteau au bout du Pont du Mont Blanc rive droite.
    Aujourd’hui 26 mars j’en vois de nouveau.
    De qui se moque-t-on?

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    • Conrad

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      Des contribuables, Le problème du bonneteau a simplement été déplacé. Comme tous les problèmes dans ce canton, on cache la merde sous le tapis. On paie des impôts pour avoir de la sécurité, mais les gouvernants préfèrent utiliser l’argent pour leur profit ou leur gloire personnelle, comme par exemple pour changer plusieurs fois de modèles de poublelles à plusieurs milliers de francs l’unité, uniquement pour pouvoir laisser leur marque dans la ville.

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      • Pierre Maudet

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        @Conrad

        Effectivement, je vous rejoins dans votre analyse quand vous dites que les activités des joueurs de bonneteau se sont vues réparties pour une partie sur les quais et sur le pourtour immédiat du pont du Mt-Blanc.

        Pour autant, cette activité a disparu des rues Basses où elle avait tendance à prendre ses quartiers d’été. D’importants efforts ont été consentis par la Police municipale pour également mettre en difficulté les joueurs de bonneteau dans ce périmètre.

        Il n’y a dès lors pas pour volonté de cacher quelque problématique que ce soit, mais une impossibilité physique à couvrir l’ensemble du périmètre avec la Police municipale qui doit également être présente dans l’ensemble des quartiers de la Ville.

        J’espère sincèrement que la prise en mains de cette problématique par la Gendarmerie pourra apporter une solution pérenne à note cité.

        Concernant vos remarques sur les nouvelles poubelles, il ne s’agit pas là de laisser une empreinte, mais bel et bien d’adapter nos poubelles aux nouveaux modes de consommation en milieu urbain.

        Pour information, les poubelles à sac jaune coûtent à l’achat 300 francs l’unité alors que celles choisies par mon prédécesseur revenaient à 1’000 francs l’unité. Ces nouvelles poubelles ont permis de tripler la contenance nécessaire au ramassage des déchets au sol, qui ont été réduits massivement, et les tournées de la voirie ont ainsi pu être optimisées.

        Je vous remercie d’avoir pris le temps de m’écrire et vous transmets mes meilleurs messages.

        pm

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        • Conrad

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          Merci d’avoir répondu à mon commentaire. Je pense qu’en effet, dans ce canton, les problèmes sont répartis entre plusieurs intervenants, et que dans le cas du bonneteau, la police municipale seule n’a pas la possibilité de les chasser. Cependant, nos gouvernants, peu importe qu’ils soient au niveau communal ou cantonal, devraient faire l’effort — ils sont quand même payés pour ça — de se concilier pour se débarrasser de ces parasites.

          La nouvelle loi vient d’entrer en vigueur, c’est le moment de porter un grand coup, de les empêcher de voler les gens en les harcelant. Deux semaines suffisent et ils s’en iront faute de revenus. Ensuite, les forces de police cesseront de devoir traiter des plaintes et de recevoir des téléphones de citoyens.

          Meilleures salutations.

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  • VIVIALDI

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    M.MAUDET,

    Beaucoup de personnes pensent qu’il faudrait armer la police municipale, ceci déjà pour leur propre sécurité car la réalité est que même si la police municipale n’a pas les compétences de la cantonale, ils sont confronté à la même population dans la rue (DEALERS, ZIZOUS, VIOLENTS, BAGARRES, BRAQUAGE). DONC FAUDRAIT VRAIMENT PENSER à LES ARMER MEME SI L’ARME EST LE MOYEN ULTIME MAIS DISSUADE BEAUCOUP AUSSI.

    DONC ARMER LA POLICE MUNICIPALE DEVRAIT ETRE UN PROCHAIN OBJECTIF POUR VOUS SI VOUS ETES REELU MEME SI LA PAROLE RéSOUT BEAUCOUP DE PROBLEMES !!! MAIS PENSONS SECURITE ET DISSIUASION AVANT TOUT… LES AGENTS SECURITé PRIVé SONT ARMES POURQUOI PAS NOS POLICIERS MUNICIPAUX ?¨!!! IL Y A UN PROBLEME QUELQUE PART NON!!

    ABE

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    • Pierre Maudet

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      Comme vous le dites, la Police municipale n’a pas les mêmes compétences que la Police cantonale. Mais surtout, elle n’a pas le même rôle.

      En l’occurrence, la mission première de la Police municipale est la prévention, au travers d’un travail d’îlotage dans les quartiers. En cas de nécessité, les agents peuvent faire usage de leur bâton tactique et de leur spray au poivre.

      Mais le but n’est en aucun cas de transformer la Police municipale en Police cantonale « bis » en armant les agents. Sans compter que les former à l’usage d’armes à feu serait extrêmement coûteux et chronophage. Il faudrait en effet extraire des rangs les agents pour qu’ils suivent une formation et un entraînement continus, ce qui est difficilement envisageable avec l’effectif actuel de 100 policiers municipaux.

      Je rajouterais que le dans cadre d’une mission de police de proximité, une arme a feu se révèle souvent être un frein lorsque l’on cherche à nouer des contacts, créant une distance certaine entre les interlocuteurs. L’exemple des « bobbies » en Grande Bretagne est également intéressant: bien que non armés ils arrivent à imposer le respect dans les rues. Mais cela pose la question du respect de l’Autorité, domaine dans lequel quelques efforts restent à faire du côté de chez nous…

      Quant aux agents de sécurité privés, libres à ceux qui les engagent de les doter d’armes, puisque cela relève du domaine… privé et que de tels agents n’ont pas le droit d’agir sur le domaine public.

      pm

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  • pierre

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    bonjour,
    bravo pour votre engagement

    ne pensez vous pas que dans le cas du bonneteau comme d’autres problemes de securite la police devrait intervenir en civil…le bleu police se voit de loin…

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    • admin

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      Bonjour Pierre,

      Merci pour votre soutien.

      L’arrestation des « joueurs » de bonneteau est en effet plus simple lorsque les agents sont en civil, puisqu’ils bénéficient de l’effet de surprise.

      Les agents de la police municipale ne peuvent toutefois pas agir de la sorte, la Loi sur les agents de la police municipale (http://www.geneve.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_07.html) stipulant que ceux-ci doivent agir en uniforme. Les prérogatives de police judiciaire qui permettent une action en civil relèvent ainsi de la seule police cantonale ou, cas échéant, de la Police judiciaire fédérale.

      De plus, les nouvelles dispositions de la Loi pénale genevoise relatives à la répression du bonneteau (http://www.ge.ch/grandconseil/data/loisvotee/L10800.pdf), entrées en vigueur le 16 juin, ne prévoient aucun rôle pour la police municipale, la privant ainsi de prérogatives en la matière.

      Croyez bien que je regrette cet état de fait, qui ne permet pas de poursuivre efficacement le travail réalisé par la police municipale depuis de nombreux mois. A travers une présence accrue dans les rues Basses et sur les quais, les agents ont en effet réussi, dans une large mesure, à dissuader les escroc d’y prendre pieds, efforts salués par les habitants et les commerçants de ces secteurs.

      Nous ne nous décourageons toutefois pas et continuerons nos efforts pour éradiquer ce phénomène qui nuit à l’image de Genève.

      meilleures messages

      pm

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  • HERVIEU

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    Hello, M. le Maire,
    J’apprécie votre site: clair, explicite, informatif et sructuré.
    Je me rends compte que votre tâche n’est pas facile, merci pour votre engagement.
    Merci aussi de nous laisser la possibilité de « râler »…je me dis que c’est un bon moyen pour vous de savoir ce que pense le citoyen lamba.
    J’habite sur les quais, rive droite, et désolée, l’engagement de 6 policiers municipaux supplémentaires n’a eu malheureusement aucun effet dissuasif sur l’activité délictueuse des escrocs du bonneteau.
    Ils sévissent en toute impunité 7 jours sur 7 face au monument Brunschwigg et ont, eux aussi engagé des accolytes supplémentaires qui font le guet à merveille…J’ai bien compris que vos agents n’ont légalement pas le droit d’intervenir pour les amender, voire les arrêter, mais n’avez-vous aucun moyen de pression auprès de Mme Isabelle Rochat?
    Concernant la prévention, le centre ville et tous les quartiers de Genève sont quadrillés par des agents municipaux en uniformes bleus et grenats ( durant la belle saison bermuda et casquette ) qui marchent en couple et distribuent généreusement des pv sur le des automobilistes coupables d’être en mal de parking. Il y a une nouvelle mission que vous pouvez leur confier: une présence accrue à l’extérieur et à l’intérieur du CMU de Genève. Cela éviterait le nombre élevé de vol d’ordinateurs et sacs dont les étudiants en médecine sont victimes toutes les semaines quand ils travaillent en bibliothèque et empêcherait les roms d’utiliser les toilettes comme salle-de-bain!

    Avec mes meilleures salutations,

    Titiana

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