POLITIQUE DE SECURITE SUISSE – LE « VRAI RAPPORT »

Magistrat en charge de la sécurité de la 2ème ville du pays, je suis quotidiennement confronté à des problèmes dont les tenants et les aboutissants dépassent largement les frontières de la Ville et du Canton de Genève, ainsi que de la Suisse.

A l’heure de la criminalité organisée qui opère sur l’ensemble du territoire européen, de la cybercriminalité qui ne connaît plus de frontière, de l’extrémisme violent endogène et des menaces terroristes extrêmement volatiles, les villes, dans lesquelles vivent la majorité de la population, sont bien souvent démunies.

En parallèle, la Confédération consacre quelque 4,4 milliards de francs par année à l’entretien d’une armée hypertrophiée, dénuée d’analyse stratégique sérieuse fondant ses missions. Capitaine de milice encore en service, je constate avec désolement, année après année, son désagrégement sous les coups de boutoirs simultanés du Parti socialiste, mais surtout de l’UDC, dont les conseillers fédéraux se sont succédés à la tête du Département fédéral de la Défense, de la protection de la population et des sports.

Il est grand temps de redistribuer les moyens à disposition pour assurer la sécurité de la Suisse. Mais avant toute chose, un vrai débat doit être lancé pour définir quelle sécurité nous voulons pour notre pays.

Ce rapport, réalisé avec la collaboration de plusieurs experts incontestables dans le domaine de la sécurité, a pour but de jeter les bases d’un débat constructif, dépassionné et sorti de l’étau politique dans lequel il se trouve depuis trop d’années. Il ne vise pas l’exhaustivité, mais amène des pistes de réflexion.

Une réflexion pour servir le pays. Une réflexion qui mène à l’action.

La conférence de presse au Café fédéral:

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Communiqué de presse Pierre Maudet – 17 janvier 2011

Politique de sécurité – Le vrai rapport

Sicherheitspolitik – Der wahre Bericht


Commentaires (24)

  • Marie-Pierre Walliser-Klunge

    |

    Enfin un débat sensé lancé sur l’armée que d’aucuns considèrent comme le diable en personne et d’autres comme le petit bon dieu suisse, alors qu’il ne s’agit que d’un instrument politique.
    Marie-Pierre Walliser-Klunge, membre PLR

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    • pierremaudet

      |

      Chère Madame,

      L’Armée n’est en effet qu’un instrument – parmi d’autres – de notre politique de sécurité.
      Mais les mythes et les passions qui l’entourent rendent extrêmement difficile un débat
      constructif quant à son avenir.

      pm

      Répondre

  • Heiner Ginsig

    |

    Lieber Herr Maudet
    Ich habe die Artikel, die über Sie geschrieben wurden (Armee) mit viel Interesse gelesen. Sie haben absolut Recht. Ich bitte Sie, mit Ihrer Politik weiter zu fahren. Sie tut uns Schweizern gut. Irgend jemand muss diesen Stein ins Rollen bringen. Unsere Armee ist, egal wie gross, eine absolute Lächerlichkeit.
    Ich grüsse Sie mit Hochachtung
    Heiner Ginsig
    Mühlering 7
    4614 Hägendorf

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    • pierremaudet

      |

      Cher Monsieur,

      Merci pour vos encouragements ! Vous pouvez compter sur moi pour poursuivre sur ma
      lancée.

      pm

      Répondre

  • Delaspre

    |

    Vote rapport est bienvenu, il pose de vraies et pertinentes questions. Permettez-moi d’ ajouter d’autres questions que je soumets à votre réflexion : le service militaire obligatoire et universel est un moyen de renforcer la cohésion sociale du pays, par quoi le remplacer ? par exemple, en France, certains proposent l’insitution d’un service civique de six mois. Que devient l’actuelle Protection civile, aux effectifs sûrement pléthoriques, dans votre projet ? Est-ce un instrument encore adéquat ? L’insitution d’une armée de volontaires ne risque-t-elle pas de la priver des compétences qu’offre la conscription en employant des compétences acquises au civil et transposables dans l’activité militaire ? Quelle garantie sur la qualité du personnel recruté par une armée de volontaires ? De quel effectif de militaires de carrière devrait disposer cette armée de volontaires ? Le coût en serait-il supportable ? Celà étant posé, je pense que vous avez raison sur le fond.

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Cher Monsieur,

      Le service militaire obligatoire contribue effectivement à renforcer la cohésion sociale du pays.
      Mais utiliser cet argument pour justifier l’obligation de servir ne tient pas ; le modèle de
      l’Armée doit être pensé en fonction des missions qui lui sont confiées et non l’inverse.
      J’estime par contre nécessaire de réfléchir à une nouvelle forme d’engagement des jeunes
      pour la société. Le modèle de service civique développé en France par Martin Hirsch est à cet
      égard très intéressant. Je reviendrai avec des propositions dans les prochains mois.

      La conscription obligatoire permettait d’offrir à l’Armée un large éventail de compétences
      civiles. Je crois toutefois qu’à l’heure de la cyberwar et de la sophistication croissante des
      armements, nous aurons de plus en plus besoin de spécialistes, difficiles à former à raison
      de 3 semaines de cours de répétition annuelles. Quant au coût de la mise en place d’une
      Armée de volontaire, ainsi qu’au nombre de militaires nécessaires à son encadrement, je ne

      peux vous fournir en l’état des chiffres précis. La suppression de l’obligation aura toutefois
      un impact immédiat sur les entreprises, qui ne se verront plus amputer d’une partie de leurs
      forces de travail plusieurs semaines par an.

      pm

      Répondre

  • Kevin

    |

    Bonjour,

    J’approuve votre initiative, il y a eu par le passé bien trop de laxisme et bien peu de volonté politique pour réévaluer les objectifs et les enjeux de l’armée. Cette institution vieillissante n’a pas encore compris que ce n’est pas avec des tanks et des bunkers qu’on peut combattre des menaces comme le terrorisme ou les attaques informatiques. Il suffit de regarder le potentiel destructeur d’un virus comme Stuxnet pour comprendre que la politique en la matière est encore insatisfaisante. Certains élus considèrent toujours qu’un scénario « bloc de l’Est » avec une invasion de blindés russes est tout à fait plausible. Heureusement que nous avons des couteaux suisses avec nous pour parer au pire…

    Votre rapport coïncide pour ma part avec la réception de ma taxe militaire et je dois avouer que, bien que ayant effectué 154 jours de service, la vue de la maigre déduction de 30% est toujours bien douloureuse (alors que 154 jours correspondent grosso modo à 66% du service total). Il conviendrait également de faire une réforme à ce niveau et calculer les différentes taxes eu égard le nombre de jours et non pas avec des « paliers » qui ressemblent à une grosse arnaque fiscale.

    Merci pour votre démarche,
    Kevin

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Cher Monsieur,

      La chute du Mur de Berlin, l’avènement d’Internet ou les attentats du 11 septembre 2001 ont
      en effet profondément changé la donne et engendré de nouvelles menaces ; ce que certains
      ne veulent pas admettre, afin de justifier un modèle d’Armée de « grand-papa ».

      Quant au paiement de votre taxe, ne connaissant pas les détails de votre situation, il m’est
      difficile de me prononcer. Mais plus globalement, nous sommes arrivés à un stade où ceux
      qui accomplissent leur servir militaire – et ils sont de plus en plus rares ! sont bien souvent
      pénalisés, que cela soit professionnellement, financièrement ou au niveau de leurs études (je
      pense à l’école de recrue qui se termine après le début de l’année universitaire, par exemple).

      pm

      Répondre

  • Jean-Claude Vignoli

    |

    M. Maudet,

    Après avoir parcouru votre document, laissez-moi vous posez les questions suivantes :

    1/ Quels coûts pronostiquez-vous pour une telle réforme ? Après tout, c’est le nerf de la… chose.

    2/ Comment jugez-vous possible de poursuivre (voire renforcer, si je vous ai bien lu) la coopération européenne, tout en restant en dehors ? Je vous cite « De manière générale, son attitude de «freerider», symbolisée par plus de 120 accords bilatéraux, n’est plus tolérée. » Pourtant, avec pragmatisme à mon avis, vous appelez de vos voeux à une plus grand collaboration avec l’UE; comment, si, vous l’admettez vous-même, l’UE ne tolère plus l’attitude suisse ? En appelez-vous à une adhésion ?

    3/ A qui est destiné votre document ? A-t-il été remis à un organisme, à la défense, au parlement ? Quelle influence, par quel voie souhaitez-vous exercer ? 20 pages, c’est un peu court pour du débat d’expert. 20 pages, c’est trop long pour un débat populaire.

    Vos objectifs sont louables, mais je m’interroge sur la méthode.

    Jean-Claude Vignoli

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Cher Monsieur,

      C’est bien évidemment le nerf de la… guerre. Il est vrai que mon rapport n’aborde que très
      peu les impacts financiers des réformes proposées, se concentrant sur un niveau plus
      stratégique. Je pense toutefois qu’il est possible de faire mieux avec les moyens budgétaires
      actuels et que les jérémiades de notre ministre de la Défense pour obtenir plus d’argent ne
      peuvent faire office de stratégie. Nous devons mieux répartir les moyens, en en réallouant par
      exemple une partie de jusqu’alors consacrée à l’Armée vers la police ou les gardes-frontières.

      Je suis un fervent europhile, ce qui n’est un secret pour personne. Une adhésion étant
      toutefois pour l’heure impossible, même mon propre parti s’en étant… radicalement distancé,
      mon rapport propose des pistes pour collaborer avec l’UE tout en n’en étant pas membre, à
      l’exemple de ce que fait la Norvège.

      En publiant ce rapport, notamment remis aux parlementaires membres des Commissions de
      politique de sécurité du Conseil des Etats et du Conseil National, au ministre de la Défense ou
      encore au Parti libéral radical suisse, mais qui est également à disposition de tout un chacun,
      j’ai pour objectif de lancer un débat dépassionné, débouchant sur de vraies réformes.

      pm

      Répondre

  • Louis Gilliéron

    |

    Monsieur le Conseiller administratif,
    Mon Capitaine,

    C’est avec un grand intérêt que j’ai lu « Le vrai Rapport » et suivi également l’émission INFRAROUGE. Vous avez pris le problème par le bon bout (les vraies menaces, les vraies solutions, les missions) et non pas « à rebours » comme le font Ueli Maurer, le Conseil Fédéral et les Chambres fédérales! Vos propos sont clairs et vous énoncez des pistes intéressantes qui doivent permettre – comme vous l’écrivez – d’ouvrir un débat national de qualité en matière de politique de sécurité, débat indispensable mais, évidemment, qui doit être un vrai débat, d’un autre niveau de celui de l’émission INFRAROUGE.
    Mon appréciation après lecture attentive: je ne donne pas mon consentement sous forme globale mais je peux soutenir plusieurs pistes et propositions novatrices et intéressantes.
    Permettez-moi une remarque: vous auriez dû, en page 18, seulement esquisser la STRUCTURE sans donner des effectifs. Ceux-ci reviennent et reviendront sans cesse sur les lèvres des opposants (et même des Officiers généraux qui appuient votre action). C’est dommage car la discussion reste bloquée sur ce point et passe sous silence les autres aspects (menaces, solutions, notamment). Peut-être allez-vous trouver une forme atténuant l’effet déclenché par les effectifs avancés?
    En réumé, je vous félicite sincèrement et vous dis BRAVO pour le travail considérable fourni et fort bien condensé sur 22 pages!

    Col Louis Gilliéron (ancien Président CRDC – Comité pour une Défense nationale crédible)
    19.01.11

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Mon Colonel, Cher Monsieur,

      Vous avez entièrement raison. Le débat s’est malheureusement cristallisé sur l’effectif de
      20’000 d’hommes proposé, alors que mon ambition était de montrer que le raisonnement
      actuel, définissant les missions de l’Armée en fonction du nombre d’hommes à disposition,
      est erronée et que c’est au contraire les missions qui doivent déterminer l’effectif nécessaire.

      Si ce dernier doit être de 30’000, 40’000 ou encore 50’000, et bien tant mieux. Mais c’est le
      raisonnement permettant d’y arriver qui importe.

      pm

      Répondre

      • Louis Gilliéron

        |

        Cher Monsieur,

        Je vous remercie de votre réponse. Entièrement d’accord pour le raisonnement logique et rationnel. C’est ce qui manque au DDPS! Malheureusement, beaucoup de gens (intelligents et favorables à la mise en place d’un système de sécurité performant) butent contre cet effectif avancé de 20’000 hommes!, ce qui dévalorise votre Rapport et c’est dommage!

        Je me réjouis de vous rencontrer lors de la table rond u 8 avril prochain.
        Avec mes sentiments respectueux,
        Louis Gilliéron

        Répondre

  • Krummenacher Heinz

    |

    Cher Monsieur Maudet

    Je tiens à vous féliciter pour l’analyse concise de la politique suisse de sécurité et les recommandations que vous en tirez. Comme vous l’avez noté, il est grand temps de dire adieu aux mythes helvétiques qui ont déterminé notre politique de sécurité depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Nous vivons dans un monde globalisé et ne pouvons pas seulement profiter des aménagements de ce développement mais doivent également tenir compte de son revers. J’espère que votre rapport alternatif va changer les structures sclérosées dans ce domaine de notre politique. J’ai essayé d’y contribuer moi-même au cours des 25 dernières années, malheureusement sans beaucoup de succès (voire par exemple «Das Ende aller Nationalen Sicherheit – Sicherheitspolitik in der Risikogesellschaft» sur www. swisspeace.ch/typo3/publications/publications-by-staff/heinz-krummenacher.html). Mais les élections nationales en automne vont peut-être changer le paysage politique. C’est une précondition indispensable car avec les Maurers, Baaders, Fricks et Segmüllers rien va bouger.

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Cher Monsieur,

      Merci pour votre message et les références qu’il contient ! Je ne manquerai d’y porter un œil
      attentif.

      pm

      Répondre

  • Marc Schindler

    |

    Cher Monsieur,
    Votre bref rapport est une contribution utile à un débat national sur la politique de sécurité de la Suisse. Bravo pour votre lucidité par rapport aux mythes de la défense soutenus par le Conseil fédéral et Ueli Marcher. Deux questions : sur quels appuis politiques comptez-vous au sein de la votre parti pour faire aboutir vos propositions ? Qui sont les experts qui vous ont conseillé pour ce rapport ?
    Bien à vous.

    Marc Schindler, journaliste retraité de la TSR, ancien capitaine à l’état-major de l’armée

    Répondre

    • pierremaudet

      |

      Monsieur,

      Mon parti, que cela soit au niveau cantonal ou national, partage mes inquiétudes quant à la
      gestion du Département de la Défense et à l’absence de vision stratégique d’Ueli Maurer.

      Outre Chritophe Keckeis, Pierre Aepli ou en encore Peter Arbenz, présents à mes côtés lors de
      a conférence de presse du 17 janvier, mes interlocuteurs ont notamment été Pierre Nidegger,
      commandant de la Police cantonale fribourgeoise et directeur des la Conférence suisse des
      commandants de polices cantonales, Karin Keller-Sutter, Conseillère d’Etat saint-galloise, ou
      encore Jacques Baud, spécialiste des questions de sécurité et de renseignement.

      pm

      Répondre

  • Benoît Genoud

    |

    Cher Monsieur Maudet,
    Veuillez excuser mon retard à réagir. Celà m’a cependant permis de constater que vous aviez tristement raison sur la nécessité de repenser notre défense : Selon l’Hebdo du 27/01, c’est maintenant le DRA 10 qui fait les frais de la politique actuelle : Selon un officier, ses homologues étrangers ont plus que des réticences à collaborer avec.
    Je constate avec effarement que, comme simple citoyen, mais pouvant être appelé à voter sur des questions touchant notre sécurité, les informations manquent cruellement : menace d’attentat contre un avion d’El-Al depuis Genève, affaire Garsallaoui, zappage de nos propres SR par les services de pays amis. Comment dès lors être en mesure d’exercer une démocratie directe responsable ?
    Permettez-moi de suggérer d’aborder de front la question de la professionnalisation de notre armée ou du moins de certaines de ses unités : peut-on vraiment lutter contre le terrorisme, quel qu’il soit, en recourant à des miliciens, même en service long ?
    Il faut aussi développer, sans tomber dans la paranoïa, une pédagogie face aux menaces que vous citez.
    En tout cas, félicitations à vous et à vos collaborateurs pour ce rapport qui a su voir au-delà des mythologies qui emprisonnent notre réflexion.

    Benoît Genoud

    Répondre

    • Pierre Maudet

      |

      Cher Monsieur,

      Je vous remercie pour votre message et pour les encouragements (appréciés) qu’il contient.

      Comme vous, je constate que chaque semaine qui passe me donne davantage raison quant aux décisions aberrantes prises par le chef du DDPS.

      Je vous rejoins totalement sur le travail de pédagogie à faire au sein de la population; vu le nombre de réactions suscitées, mon rapport devrait y contribuer…

      Avec mes plus cordiaux messages,

      pm

      Répondre

  • REISS

    |

    Monsieur, je suis la citoyenne « fâché » qui vous avais écrit il y a quelques mois concernant la saleté de nos rues notamment.

    J’ai aussi dénoncé l’insécurité RELLE (rien à voir avec le prétendu « sentiment d’insécurité » que se plaît à dire Mme Rochat en plein déni de faits. Pas une seule personne de mon entourage (y compris moi) n’a pas été agressée, volée, truandée. Lorsque l’on m’a volé à l’arraché (des roms qui se sont enfui avec leurs béquilles sous le bras et leur blackberry encore en mains) mon sac et mes clés, j’avais tenté d’appeler le 117 depuis chez mes voisins (qui ont heureusement les clés de chez moi) mais il y avait un répondeur. De guerre lasse j’ai appelé les pompiers qui m’ont dit qu’il n’y avait qu’un poste de gendarmes ouvert le dimanche: celui des Pâquis. Donc 2 gendarmes pour 500’000 habitants le dimanche?!!! C’est plutôt effrayont vous en conviendrez! Dans mon immeuble 3 personnes se sont fait « car-jacker » Aucune plainte n’a pu être posée. Par ailleurs un peu plus loin au chemin Thury les vitres de 4 voitures ont été cassées en un mois. Me promenant récemment (pour fuir le vacarme et la pollution de l’enfer des « Fêtes de Genève »), j’étais dans le petit parc entre Malagnou et Krieg quand 3 ados encapuchonnés ont dit « on se fait la vieille? » J’ai détalé et par CHANCE un couple sortait d’un immeuble et je leur ai dit « attendez-moi j’arrive! » comme si je les connaissais, les 3 voyous ont détalé. Je me promène maintenant avec un Shrill alarm en poche quand je sors promener ma petite chienne. La mondialisation des crapules nous affecte de plein fouet car le mythe (entretenu par bcp de politiques pour permettre aux capitaux plus ou moins douteux y compris des dictateurs de s’installer dans nos banques ou d’acheter des terrains) n’est qu’un mythe pour le citoyen lambda qui paie à prix fort ses impôts, contrairement aux grandes fortunes exilées en Suisse.. etc etc. J’ose espérer qu’un jeune politicien qui paraît conscient des problèmes civils qui nous touchent saura être au service de la population et non des lobbies financiers comme c’est malheureusement souvent le cas partout… Et puis, si l’on veut éviter des dérives vers des extrêmes (qui sont les seuls à affronter le problème qui nous touche) il est grand temps que les partis « modérés » se mettent au travail et ENTENDENT enfin l’appel au secours des citoyens ! J’ose espérer, donc ! Bien coridalement. C. Reiss

    Répondre

  • Reiss

    |

    Cher Monsieur Maudet,

    Je constate que vous n’avez jamais répondu à mes commentaires. Pourquoi ?

    Répondre

  • Reiss

    |

    J’ai écouté avec attention Infrarouge. Je suis absolument d’accord avec vous sur des points précis:
    la suppression des concierges dans les immeubles = actes de vandalismes et »visiteurs » importuns. Manque criant de police de proximité VISIBLE. Champel n’est pas moins défavorisé que les Charmilles niveau cambriolages, agressions, et surtout vols à la tire. Je ne comprends pas pourquoi les moyens ne sont pas donnés à la police et à la justice pour que la sévérité des « peines » très légères pour les criminels qui viennent quasiment en « touristes à Genève » en raison de la faiblesse de nos peines (qui devraient inclure le renvoi sans discussion des récidivistes dans leurs pays d’origine, lesquels devraient en assumer le coût.. L’EDUCATION des parents qui ne savent même pas élever leurs enfants devrait également devenir obligatoire car je constate souvent que les parents mal élevés ou barbares engendrent des enfants mal élevés et barbares.. Il est navrant que le niveau des enseignants des primaires soit lui-même aussi médiocre (elles ne savent même pas s’exprimer en français ou écrire deux lignes sans fautes d’orthographe!). L’école des enseignants devrait être un peu plus rigoureuse et ne pas employer des semi-illettrées pour former les enfants, même au niveau de la crèche.. Les enfants reviennent avec un vocabulaire non seulement limité mais désastreux car les mots utilisés ne correspondent pas à leur signification..

    Répondre

    • Pierre Maudet

      |

      Chère Madame,

      Merci pour vos messages et mes excuses pour avoir quelque peu tardé à vous répondre.

      La situation que vous me décrivez, que cela soit en termes de sécurité ou de salubrité, est préoccupante. Sachez que je ne la prends pas « à la légère ».

      Je m’efforce d’y remédier en construisant pas à pas un cadre de vie sûr, qui passe par des rues propres, bien éclairées, dans lesquelles patrouillent régulièrement des agents de la Police municipale. Mais, comme vous le savez, la sécurité ne se décrète pas et il faudra du temps pour que la situation s’améliore durablement.

      Dans l’immédiat, si vous le jugez nécessaire, je vous laisse prendre directement contact avec mon chef de Cabinet, Monsieur Raoul Schrumpf (raoul.schrumpf@ville-ge.ch), afin d’évaluer les mesures qui peuvent être prises dans votre quartier, notamment en termes de propreté.

      meilleurs messages

      Pierre Maudet
      Maire de Genève

      Répondre

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