C’est décidé, demain, je crée le Parti Vert’ radical !

Le petit dernier des partis politiques genevois tient aujourd’hui une conférence de presse en vue des prochaines échéances électorales en Ville de Genève. Les Verts libéraux, qui avaient annoncée leur création en avril dernier, se lancent donc à la course aux Conseils municipaux.

Leur but ? Isabelle Chevalley, fer de lance de la création de la section genevoise l’expliquait encore dernièrement : « On constate que faire faire de l’écologie à ces partis est un échec, et les gens ne sont pas dupes. On leur propose une alternative. » « Ces partis » ? Le Parti radical et le parti libéral, pardi ! Autrement dit, le centre droit, incapable de « penser vert » , selon elle.

C’est faux. La conscience écologique n’est pas l’apanage des Verts, des Verts libéraux, ou encore de la gauche.

Seul magistrat de droite à l’Exécutif de la Ville, j’essaie depuis 2007, avec l’aide de la population, de contribuer au développement de Genève de manière responsable, en multipliant les mesures qui diminuent l’impact négatif de l’activité urbaine sur l’environnement.

Le domaine du tri des déchets est un bon exemple. Par de multiples actions de sensibilisation, que cela soit auprès des concierges ou des enfants, mais aussi en mettant à disposition des habitants un grand nombre de points de récupération, nous avons réussi à augmenter sensiblement le pourcentage de tri sélectif en Ville de Genève. Sans oublier les éco-contrats passés avec des entreprises privées, qui ont par exemple débouché sur la disparition des quelque 35 millions de sacs en plastique distribués annuellement aux caisses des succursales genevoises d’une grande chaîne de supermarchés.

La Ville est également consciente que son parc automobile a un impact en termes de CO2. Genève s’étant fixé pour objectif de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports de son administration d’ici 2020, les véhicules les plus polluants seront largement remplacés dans les prochaines années, au prix d’un important investissement financier. Une action que je mène au sein de mon département, moi qui roule d’ailleurs à vélo et n’a jamais eu de voiture.

Bref, avec ces toutes réalisations « vertes » et tous les projets environnementaux que j’ai dans mes cartons, je me demande si je ne devrais pas, dès demain, créer les Verts radicaux…

Plaisanterie mise à part, j’accueille toujours avec plaisir l’arrivée d’une nouvelle formation politique, partant du principe qu’elle ne pourra que susciter le débat. Mais en l’occurrence, je ne peux m’empêcher de penser que cette nouvelle formation consiste avant tout en un pur changement d’étiquette, là où les idées promues ont déjà leur place au Parti radical ou au Parti libéral, qui ne feront d’ailleurs bientôt plus qu’un.

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