Shanghaï et la folie des grandeurs

Quelle est la fonction d’une exposition universelle ? De retour de Shanghaï, je peux affirmer sans me risquer que la vocation d’une telle expo, c’est de servir de vitrine. De vitrine pour les pays disposant d’un pavillon ; ils sont nombreux et très inégaux dans leur résultat final. Mais surtout de vitrine pour le pays hôte, la Chine.

Dans le cas d’espèce, c’est évidemment ce deuxième aspect qui l’emporte sur le premier, tant la démonstration de force est patente. A Shanghaï, tout est d’une autre dimension : la foule des visiteurs (95% de Chinois, plus de 500’000 personnes par jour), la dimension des pavillons (celui de la Chine fait plus de 60 mètres de haut et absorbe des hordes entières de visiteurs), le gigantisme des infrastructures (un nouveau métro de trois arrêts, qui passe sous le fleuve principal, a été construit en quatre mois !), le nombre impressionnant de véhicules privés qui circulent (ou plutôt bouchonnent) dans cette ville ponctuée de gratte-ciel à perte de vue… Et j’en passe.

La Chine a besoin de reconnaissance et elle est consciente de sa puissance. Saura-t-elle garder la tête froide pour canaliser les aspirations de ses habitants à améliorer leur niveau de vie sans tomber dans la démesure? Pas sûr. Mais ce qui est certain, c’est que nous, Occidentaux, sommes très mal placés pour leur donner des leçons en la matière.

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